Le Général Duchamp, canon à balles de Reffye

Au milieu du XIXe siècle, de nombreux inventeurs cherchent à mettre au point une arme capable d’envoyer un grand nombre de projectiles sur l’adversaire dans un laps de temps très court. De 1863 à 1866, le capitaine de Reffye, assisté du capitaine Schultz, met au point une mitrailleuse qu’il nomme « canon à balles ». L’objectif de cette arme nouvelle n’est pas d’offrir la puissance de feu d’une vingtaine de fusils, mais de produire un tir juste et nourri à des portées de 1 000 à 2 500 mètres, que les fusils n’atteignent pas de manière précise.

Le canon à balles se présente sous la forme d’un tube de bronze enveloppant un bloc d’acier percé de 25 canons de 13 mm. Ce tube est placé sur l’affût du canon de 4 de campagne modifié en conséquence.

L’approvisionnement de l’arme se fait par boîtes de 25 cartouches, placées dans la culasse et amenées jusqu’aux canons grâce à la manivelle située à l’arrière du tube. La mise à feu se fait grâce à une seconde manivelle, située sur le flanc droit du tube, qui libère un à un les 25 percuteurs et envoie les projectiles à la vitesse souhaitée par le servant. 25 balles d'environ 50 grammes chacune sont projetées, elles peuvent balayer un front de 80 mètres de long sur 200 mètres de large.

Développé dans le plus grand secret, le canon à balles est sous-employé lors de la guerre de 1870-1871. Les artilleurs sont trop peu formés à ce nouveau matériel, et celui-ci est mal utilisé sur le champ de bataille, hormis quelques exceptions (batailles de Rezonville et de Saint-Privat).

Cartel

Datation : 1867

Auteur : Capitaines de Reffye et Schultz

Matériaux : Bronze, bois et acier

Techniques :

Lieu de création : Meudon (tube et mécanisme) et Rennes (affût)

Hauteur :
3,60 m

Largeur :
1,90 m

Poids : 710 kg

N° inventaire : 07569 ; N 300

Historique : Entré dans les collections du musée en 1948