Le ravin du carénage à Sébastopol

Le peintre Alexandre Protais suit l’armée française durant la guerre de Crimée (1853-1856), conflit opposant les Russes à une coalition composée du Royaume-Uni, de l’Empire Français, de l’Empire Ottoman et du Royaume de Sardaigne. Témoin du siège de Sébastopol en 1854-1855, il n’hésite pas à se rendre dans les postes les plus périlleux pour mieux saisir les détails des engagements. Le musée de l’Armée conserve, outre ce tableau, une partie des dessins que Protais rapporta de Crimée, images précises des sites du conflit et des soldats qui y prirent part.

Représentation de la géographie de la guerre, le ravin du Carénage constitue le point de départ du système de fortifications qui protège la partie sud de la ville de Sébastopol et qui se prolonge jusqu'au ravin de Karanelbaïa. La difficulté du terrain et la proximité des ouvrages russes ne permettront pas aux forces alliées d'y avancer rapidement et sûrement lors des tentatives pour mettre fin au siège. Peinte au retour de Protais à Paris, cette toile fut probablement réalisée à partir des nombreux croquis qu'il exécuta sur les terrains d'opérations en Crimée. Roger Fenton, photographe reporter dont un des clichés montre Protais entouré d'officiers, est également confronté au danger pour constituer ses représentations de la guerre, son chariot étant la cible des tirs d'artillerie. Si la victoire des armées alliées et la chute de Sébastopol en septembre 1855 mettent fin à la campagne de Crimée, la guerre ne s'achève que le 30 mars 1856 avec la signature du traité de Paris.

Cartel

Datation : Paris

Auteur : Alexandre Protais (1826-1890)

Matériaux :

Techniques : Huile sur toile

Lieu de création : Paris

Hauteur :
0,37 m

Largeur :
0,65 m

Poids :

N° inventaire : 7080 ; Ed 65

Historique : Ancienne collection Gaston-Alexandre-Auguste de Gallifet

Objets complémentaires

Carnet de dessins sur la guerre de Crimée

Le peintre Protais, le général de Cissey, le commandant Henry, le capitaine Lourde en Crimée