Lieutenant-colonel des spahis réguliers, vers 1840

L’expédition d’Algérie a révélé la nécessité de créer une armée d’Afrique qui, mieux adaptée aux conditions climatiques et de terrain et incorporant des éléments indigènes pour gonfler quantitativement les effectifs, a secondé très efficacement les troupes françaises. Les spahis ont formé une cavalerie légère composée principalement d’éléments autochtones qui furent, pour beaucoup, retirés des effectifs des chasseurs d’Afrique pour lesquels le commandement français a voulu garder une large dominante européenne. Les officiers restèrent, en revanche, français.

Les spahis (d’après le mot persan sipahi) ont été créés officiellement en 1834, sous le nom de Spahis réguliers pour les distinguer des troupes montées irrégulières qui, déjà, avaient été recrutées par les Français. C’est à partir de 1845 qu’ils furent véritablement constitués en trois régiments. Entre ces deux dates, avant que ne s’imposât une tenue européenne pour les officiers français, tout le monde, dans un souci d’uniformité, fut habillé "à l’orientale" : veste arabe en drap rouge garance ornée de galons en soie noire, gilet bleu à galons noirs, pantalon large bleu de roi, ceinture cramoisie, burnous (manteau à capuche) rouge garance et, en tant que coiffure, la chéchia rouge entourée d’un turban blanc. Les galons de lieutenant-colonel en fils métalliques occupent une large part des manches. Les bottes sont en cuir très fin et souple. L’armement est également oriental : le sabre et le poignard sont ici de style persan.

Cartel

Datation : vers 1840

Auteur : Inconnu

Matériaux : Laine, soie, cuir, acier

Techniques : Feutre, broderies

Lieu de création : Afrique du Nord

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N° inventaire : Ga 113

Historique :