Lit supposé avoir été utilisé par l'Empereur Napoléon Ier au cours de son exil à Sainte-Hélène

Napoléon, exilé à Sainte-Hélène de 1815 à 1821, entouré de ses fidèles et de leur famille organise sa « Maison » avec son cérémonial, son étiquette et son propre confort. Parmi les personnalités qui l’accompagnent, on peut citer entre autre le général Bertrand, ancien maréchal du palais, nommé ambassadeur auprès des autorités anglaises, le général Gourgaud qui tient le rôle d’aide de camp et de grand écuyer, Emmanuel de Las Cases, ancien chambellan qui prend la fonction de secrétaire particulier, et qui rédige à son retour le fameux Mémorial de Sainte-Hélène. Quant au général de Montholon, il a le titre de majordome et de maître des cérémonies. Il est également chargé de gérer les finances, et il sera le principal exécuteur testamentaire de Napoléon.

Les lits de campagne pliables, en fer, destinés à être utilisé au bivouac, fruits de l'ingéniosité du serrurier Desouches, ont connu un grand succès auprès de l'Empereur et de ses officiers supérieurs.

Napoléon a tellement apprécié ces lits qu'il en a fait emporter deux à Sainte-Hélène, où il les a utilisés à tour de rôle. Il a fini ses jours dans le lit qui a échut par la suite à la famille Murat par l'intermédiaire de sa sœur Caroline.

En revanche, si l'on croit les diverses traditions familiales des descendants des officiers restés fidèles, qui accompagnèrent l'Empereur dans son exil, plus de deux lits auraient alors fait le voyage de Sainte-Hélène.

Le lit de la famille Montholon, malgré sa belle facture et son beau pedigree n'est pas entré dans l'histoire comme ayant été un lit qui trouva sa place à Sainte-Hélène, mais il reste encore beaucoup de difficultés à restituer la vérité historique à cet égard.

Cartel

Datation : Vers 1819

Auteur :

Matériaux : Laiton, fer, soie

Techniques :

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N° inventaire : 1970.3

Historique :