Mamelouk de la garde

C’est au cours de la campagne d’Egypte, en 1798, que Bonaparte découvre les Mamelouks. Placés sous l’autorité de beys, ils sont des combattants aguerris et des cavaliers d’exception. Séduit, le général en chef décide de leur enrôlement forcé dans les forces françaises. Lors de son retour d’Egypte en 1799, Bonaparte ramène quelques Mamelouks, d’autres suivront pour former un escadron qui sera intégré, à partir de 1802, à la Garde consulaire qui deviendra, en 1804, Garde impériale.

Sous l’Empire, l’escadron des mamelouks est rattaché au régiment des Chasseurs à cheval de la Garde mais s’en distingue très clairement, ne serait-ce que par leur uniforme et leur équipement, tout à fait particuliers. Bien que l’uniforme ici présenté soit composite, il n'en demeure pas moins l'unique représentation de cette unité dans des collections publiques.  Outre la chemise, qui est un fac-similé, ce mannequin est un assemblage d'éléments authentiques évoquant la silhouette des Mamelouks vers 1807. Il est ici armé d’un poignard rappelant la forme du kanjar turc, d’une paire de pistolets ainsi que d’un sabre très courbe, dit à l’orientale. Dans un cadre d'apparat, les mamelouks pouvaient également être armés d’une hache ou d’une masse d’armes à ailettes. La fabrication de ces équipements était confiée aux meilleurs ateliers d’armement de l’époque. Le sabre présenté sur ce mannequin, de fabrication orientale, est celui que le général Rapp, premier commandant de l’escadron, portait en Egypte.

Cartel

Datation : Vers 1807

Auteur :

Matériaux : Laine, coton, drap de laine, strass, étain, filé d’or, cuir, fil de soie, bois, acier, laiton, corne

Techniques :

Lieu de création :

Hauteur :

Largeur :

Poids :

N° inventaire : 210 B, 0948 B à 0950 B, 994.243 et 1024 B

Historique :