Maquette d’une tranchée

Cette maquette de première ligne de tranchées, commencée en 1915 par un officier français pendant sa captivité et achevée à la fin du conflit, permet de décrire et d’évoquer l’atmosphère éprouvante de la guerre de siège, dite de tranchée, entre la fin de l’année 1914 et mars 1918. Si la guerre de mouvement marque le début de la Grande Guerre, notamment sur le front occidental, les belligérants constatent rapidement les effets très meurtriers des mitrailleuses et de l’artillerie. Pour échapper aux effets mortels des tirs et pour durer, il faut creuser des tranchées pour se protéger.

La vue d'ensemble de la maquette de la tranchée permet de réaliser combien, sur certains points du front, les adversaires sont proches, séparés par quelques centaines, et parfois seulement quelques dizaines de mètres. Entre eux, un "no man's land", avec ses trous d'obus et ses cadavres abandonnés (visuel 3) parce qu'il est trop dangereux de les enterrer sous les tirs.
C'est une véritable guerre de siège (visuel 2) qui se mène : des lignes successives de tranchées, reliées entre elles par des boyaux, sur plusieurs kilomètres de profondeur, forment un front continu, en France et en Belgique, qu'aucun des deux camps ne parvient à percer pendant près de 4 ans.
Les soldats passent de longues heures à attendre, sans relâcher la surveillance, car l'ennemi peut attaquer à tout moment (visuel 4).
Les conditions matérielles et morales de la vie sont très dures : la pluie cause la boue, le froid le gel, la chaleur la soif. Les hommes souffrent aussi de la séparation, pour de longs mois, d'avec leur famille.

Cartel

Datation :

Auteur : Capitaine Reboud

Matériaux : Bois (matière), ficelle, métal (matière), peint, plâtre

Techniques : Maquette (1/20e)

Lieu de création : Allemagne

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N° inventaire : 13506

Historique : Don de Mme Barat-Reboud (1957)