Mitons

A partir des années 1380, le « harnois blanc » (l’armure complète d’acier poli) équipe le combattant noble. Dans la Grande Ordonnance de 1445, qui réorganise l’armée française, il est même prescrit aux cavaliers « lesdits hommes d’armes sont armés (…) de tout harnois blanc ; c’est à savoir curasse close, avant-braz, grans garde-braz, harnois de jambes, gantelets… ». Les ateliers d’armurerie de Milan sont les premiers fournisseurs de ce type de pièces à toute l’Europe de l’ouest. Les gantelets du musée de l’Armée (visuels 1 et 2) témoignent de leurs réalisations.

Lisses et dépourvus de tout décor, conformément au goût des officines lombardes (détail du poinçon de type italien, objet complémentaire 2), ces deux mitons correspondent à ce qui était préconisé en France : une ordonnance de 1470 recommandait en effet "que les harnois plain soient fabriqués sans nervures et aultres ouvrages". D'une très belle qualité, le fer utilisé a seulement été poli " à blanc ", l'intérieur de la pièce restant quant à lui noir de forge (objet complémentaire 1).

Quasi-identiques, ces deux gantelets pour la main gauche proviennent de deux paires incomplètes. Leurs longues manchettes couvrant l'avant-bras presque jusqu'au coude, leur étroitesse ne facilitant pas les mouvements du poignet suggèrent qu'ils ont peut-être été réalisés pour la pratique de la joute plutôt que pour la guerre. Le côté gauche, le plus exposé, était effectivement privilégié et protégé par des pièces aux articulations limitées.

Cartel

Datation : Seconde moitié du XVe siècle

Auteur : Inconnu

Matériaux : Fer

Techniques : Fer forgé et poli

Lieu de création : Milan, Italie

Hauteur :
0,41 m

Largeur :
0,09 m

Poids : 0,52 kg

N° inventaire : G PO 2619 – G PO 2629

Historique : Faisait partie de l’ancienne collection de Georges Pauilhac, acquise par le musée de l’Armée en 1964.

Objets complémentaires

Miton, vue du dessous

Détail du poinçon