Mortier de 58 mm T. n°2 dit "Crapouillot"

A l’automne 1914, le front se stabilise et les belligérants s’installent dans une guerre de position. Les soldats se terrent dans des tranchées. Si les Allemands possèdent une artillerie à tir courbe adaptée à ce type de combat (Minenwerfer de 17 et 25 cm de calibre), les Français en sont dépourvus. Après avoir utilisé de vieux mortiers en bronze et des engins rudimentaires, l’armée adopte plusieurs matériels adaptés aux tranchées, dont le plus convaincant sera le mortier de 58 mm T. n° 2, le "T" signifiant "tranchée".

Il faut en effet attendre le printemps 1915 et les travaux du commandant Duchêne afin que l'infanterie française soit dotée d'une artillerie de tranchée puissante et portable. L' objectif est simple : les tirs doivent atteindre, depuis une tranchée et par un tir courbe, l'intérieur d'une autre tranchée, action qu'un canon de campagne de 75 mm ne peut effectuer.
Les projectiles, bombes à ailettes, tirés par les mortiers de 58 mm T. n°1, puis de 58 mm T. n°1 bis, font alors preuve d'efficacité. Grâce à une évolution technologique rapide, le modèle de 58 mm T. n°2 prend le relai. Plus aisé d'utilisation que les précédents, et surtout plus robuste, ce modèle s'imposera dans l'artillerie de tranchée côté français pendant toute la durée de la guerre. Au 1er janvier 1918, 2 500 pièces étaient recensées. Les armées grecques, serbes et américaines l'emploient également.
Du fait de sa morphologie, les soldats le surnomment "crapouillot" ou petit crapaud.

Cartel

Datation : Entre 1915 et 1918

Auteur : Commandant Duchêne

Matériaux : Acier

Techniques :

Lieu de création : France

Hauteur :
0.95 m

Largeur :
0.95 m

Poids : 417 kg, bombes explosives à ailettes de 16 à 45 kg.

N° inventaire : 676c ; N 431

Historique : Après avoir servi, lors de la Première Guerre mondiale, ce mortier est entré dans les collections du musée en 1920.

Objets complémentaires

Verdun, chargement d'un "crapouillot" au lieu-dit "Le ravin de la mort"

Lance-bombe Cellerier