Mortier de côte 12 pouces du système Gribeauval, échelle 1/4

Le mortier de 12 pouces est l’une des bouches à feu les plus puissantes du service de côte. En effet, il tire une bombe en fonte fer remplie de poudre noire pesant 72 kg. La particularité de ce mortier est d’avoir une chambre [1] tronconique : la bombe, une fois placée à l’intérieur du mortier, épouse au plus près les parois de l’âme et le vent [2] quasi inexistant permet l’amélioration de la portée et de la précision. Son affût, doté d’une vis de pointage, diffère des mortiers à coin de mire du service de siège.

Pièces puissantes, destinées à atteindre des cibles mobiles, les canons et mortiers du service de côtes nécessitent un corps d’artilleurs spécialisés.
L’ordonnance du 13 décembre 1778 réorganise les anciens corps de milice garde-côte sous le nom de « Corps de canonniers garde-côtes » et l’affecte au service des batteries côtières. Officiellement supprimées en 1791, les compagnies de canonniers garde-côtes subsistent en raison des guerres révolutionnaires. En 1803, Bonaparte les réinstaure en raison des tensions grandissantes avec l’Angleterre. Dans les premières années de l’Empire, il existe une centaine de compagnies de ce type. En 1812, les frontières maritimes de la France s’étant considérablement étendues du fait des conquêtes militaires, on compte 145 compagnies, auxquelles s’ajoutent les compagnies de canonniers garde-côtes sédentaires, chargées de la défense des îles du littoral.

[1] La chambre est la partie qu’occupe la charge de poudre.

[2] Le vent correspond à la différence de diamètre entre l’âme de la bouche à feu et celui du projectile.

Cartel

Datation : Dernier quart du XVIIIe siècle

Auteur :

Matériaux : Bronze et fer

Techniques :

Lieu de création : France

Hauteur :

Largeur :

Poids :

N° inventaire : 37151

Historique : Entre 1775 et 1788, l’ensemble des matériels adoptés dans le cadre du système d’artillerie conçu par le général de Gribeauval est reproduit en modèles réduits, à l’échelle du quart. Cet ensemble forme une collection unique. Elle entre au musée d’Artillerie, ancêtre du musée de l’Armée, au début du XIXe siècle.

Objets complémentaires

Mortier de côte de 12 pouces

Bombe de mortier