Moulage de gueules cassée

Ces deux moulages en plâtre d’un visage mutilé sont un dépôt du musée du Service de Santé des Armées du Val-de-Grâce. Le moulage de gauche représente le visage défiguré par une blessure du maxillaire supérieur droit et de la région nasale. Celui de droite montre le même visage, après traitement par autogreffe, complété d'un lambeau au niveau du maxillaire supérieur. Cet ensemble rappelle le sort tragique des blessés à la face, avec toutes les souffrances physiques et psychologiques qui en résultent.

La France est éprouvée par le terrible bilan humain de la Grande Guerre : 1 397 000 morts et 3 595 000 blessés, dont 1 100 000 invalides permanents, 56 000 amputés et 65 000 mutilés.
Les éclats d'obus et de grenades causent les plus graves dommages aux corps et près de 500 000 soldats ont été notamment blessés au visage, entraînant en conséquence l'essor de la chirurgie maxillo-faciale.
En 1918, il existe dix-sept centres spécialisés répartis dans l'ensemble des régions françaises. Après un traitement initial destiné à stabiliser la santé du patient, une seconde intervention, de nature réparatrice, tente d'atténuer les dommages causés au visage, afin d'aider l'ancien soldat à retrouver son identité.
Les premières associations de grands mutilés et de blessés sont constituées dès 1915. L'une des plus célèbres est "l'Union des blessés de la Face", créée le 21 juin 1921, dont les membres se surnomment aussi les "Gueules cassées", selon la formule de leur premier président, le colonel Picot.

Cartel

Datation :

Auteur : Inconnu

Matériaux : Plâtre

Techniques : Moulage

Lieu de création :

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N° inventaire : MA 3787

Historique : Dépôt du Musée de Services de Santé des Armées au Val de Grâce

Objets complémentaires

Anonyme. Cénotaphe érigé sous l'arc de triomphe à la mémoire de nos morts. 14 juillet 1919. Epreuve au gélatino-bromure d’argent