Objets provenant du Bristol Blenheim T.1867

Le 5 février 1941, à 10h20, quatre bombardiers Blenheim aux couleurs de la France Libre décollent d’Ounianga Kébir (Tchad) pour bombarder l’oasis italienne de Koufra. A 15h26, le poste radio de l’aérodrome reçoit un message du Blenheim T. 1867 : "Nous sommes perdus", répété de plus en plus faiblement. Malgré les recherches, cet avion est perdu jusqu’en 1959, où il est localisé fortuitement. Les objets qui y sont retrouvés, notamment le journal du sergent-chef Devin permettent de comprendre la tragédie.

Le 26 octobre 1959, un détachement du 72e régiment d'infanterie de marine, arrive sur lieu de l'atterrissage, repéré à l'origine par des nomades. On exhume trois corps : le premier avait été enterré par ses camarades devant le nez de l'appareil, il s'agit du sergent Le Calvez. Le second, recouvert de sable sous l'aile gauche, est celui du sous-lieutenant Claron et le troisième, sous l'aile droite, est celui du sergent-chef Devin. On découvre entre autres dans l'épave : des billets de banque, des pièces de monnaie, un chronomètre de la Royal Air Force (en état de marche), trois lettres et un agenda tenu au jour le jour par Fernand Devin. Il y décrit les évènements et les jours d'agonie. Le 5 février à 17h15, suite à une erreur de navigation, l'avion se perd en zone désertique ; à cours d'essence, il est contraint à l'atterrissage. L'agenda s'arrête le 1er mars, Devin écrit trois lettres d'adieux : une à sa femme, une à ses parents, la dernière sans destinataire. La dernière est datée du 3 mars 1941.

Cartel

Datation : Vers 1940

Auteur : Inconnu

Matériaux : Papier, métal

Techniques :

Lieu de création : France/Grande-Bretagne

Hauteur :

Largeur :

Poids :

N° inventaire : 4604 DEP à 4613 DEP

Historique : Dépôt du service historique de l’Armée de l’air (1999)

Objets complémentaires

Agenda du sergent-chef Devin, pilote du Bristol Blenheim T. 1867

Message avec inscriptions du sergent-chef Devin, pilote du Bristol Blenheim T. 1867

Le sergent Le Calvez, pilote du Bristol Blenheim T.1867, peint une croix de Lorraine sur le fuselage de son bombardier