Obusier de siège de 8 pouces du système Gribeauval, échelle 1/4

Outre les canons et les mortiers, le matériel de siège comprend un obusier de 8 pouces, plus lourd et plus puissant que celui de campagne. Son calibre est désigné par le diamètre de son âme en pouces, soit 22 centimètres. Pour les opérations de siège, l’intérêt principal de l’obusier est la possibilité d’ajuster le pointage en hauteur. Il peut ainsi tirer des obus (projectiles sphériques creux remplis de poudre noire) de manière directe, comme les canons, ou de manière courbe, comme les mortiers.

Lorsque les artilleurs souhaitent renforcer l’action des mortiers, pour bombarder la ville assiégée et ainsi détruire les divers magasins et entrepôts qu’elle renferme, ils emploient l’obusier avec des angles de tirs compris entre 40 et 45 degrés. L’obus de 8 pouces est certes moins destructeur que les bombes de 10 et 12 pouces, mais la mobilité de l’obusier permet une approche et un déploiement plus facile que ceux des mortiers.

A l’inverse, lorsque les assiégeants souhaitent tirer sur le chemin couvert [1] ou compléter les tirs à ricochets des canons sur les remparts, l’utilisation de l’obusier avec des angles de tirs compris entre 5 et 15 degrés se révèle très efficace. En effet, les effets conjugués des obus (projectiles explosifs) et des boulets (projectiles pleins) sont dévastateurs, tant pour les hommes que pour le matériel.

[1] : C’est un emplacement de tir continu établi sur la contrescarpe, protégé par un parapet surélevé et servant de ligne de défense pour l’infanterie assiégée.

Cartel

Datation : Dernier quart du XVIIIe siècle

Auteur :

Matériaux : Bronze, bois, fer

Techniques :

Lieu de création : France

Hauteur :

Largeur :

Poids :

N° inventaire : O 95 / O 85

Historique : Entre 1775 et 1788, l’ensemble des matériels adoptés dans le cadre du système d’artillerie conçu par le général de Gribeauval est reproduit en modèles réduits, à l’échelle du quart. Cet ensemble forme une collection unique. Elle entre au musée d’Artillerie, ancêtre du musée de l’Armée, au début du XIXe siècle.

Objets complémentaires

Garde Impériale, artillerie à pied, 1808