Olifant

Comme son nom l’indique, l’olifant est un cor réalisé à partir d’une défense d’éléphant. Rare et précieux, cet instrument à vent servait à signaler les différentes séquences de la chasse pour en informer l’ensemble des veneurs et leurs chiens. Ainsi « le débucher », « la vue », « l’hallali » et « les honneurs » étaient-ils précédés d’un signal acoustique particulier associant tons longs et brefs. L’olifant ne permet en effet pas de varier la hauteur des sons mais de moduler seulement leur durée.

Datant de la fin du XIIe siècle ou du début du XIIIe siècle, l’olifant du musée de l’Armée est orné d’un riche décor qui court sur toute sa surface et qui confirme sa vocation cynégétique. Sur plusieurs registres qui suivent la courbure de la défense, sont en effet représentés, taillés en bas-relief, des chiens de chasse, mais aussi des faisans et des griffons (visuel 2). Ce répertoire évoque celui des ateliers oeuvrant en Sicile, inspirés à la fois par l’art roman, les motifs byzantins ou islamiques.

Clin d’œil à l’origine du terme olifant – simple altération d’éléphant – un pachyderme se détache au beau milieu d’une frise située vers le pavillon de l’instrument (visuel 3). Enfin, des rinceaux de style roman séparent les différentes scènes du programme iconographique.

Les deux zones laissées lisses entre des anneaux en relief, vers l’embouchure et vers le pavillon, était destinées à la fixation d’une bande de cuir permettant de porter cet instrument de prestige en bandoulière.

Cartel

Datation : Vers 1200

Auteur : Inconnu

Matériaux : Ivoire

Techniques : Sculpture

Lieu de création : Sicile ou Italie du sud ?

Hauteur :
0,48 m

Largeur :
0,16 m

Poids : 1,3 kg

N° inventaire : P 575

Historique : Inconnu