Ophicléide à 9 clés

L’ophicléide fait son apparition en France au début du XIXe siècle. Son nom provient du grec et signifie « serpent à clés ». Il dérive effectivement du serpent mais c’est à partir de la perce conique assez évasée d’un bugle basse que le facteur français Halary a imaginé cet instrument en 1817. Le facteur Labbaye le décrit comme un instrument très hybride : une embouchure de serpent, une forme allongée en trompette, percée de trous et garnie de clés, à la manière d’un basson et un pavillon de cor. Comme le serpent Forveille, au début des années 1840, l’ophicléide est concurrencé par les instruments à pistons d’Adolphe Sax, tels les saxhorns. Néanmoins, sa fabrication se poursuit tout au long du XIXe siècle et même jusqu’en 1914.

L’ophicléide à 9 clés de Jean-Baptiste Coeffet, breveté en 1828, constitue un compromis entre le serpent et l’ophicléide, qui rencontre un certain succès. Dès son apparition en France, au début du XIXe siècle, l’ophicléide est principalement destiné à la musique militaire. Il est adopté dans les régiments de la garde royale puis dans ceux de l’infanterie de ligne et de cavalerie où il remplace le serpent d’église. Jusqu’en 1850 environ, cet instrument de type serpent droit reste le principal instrument grave des musiques militaires.
La forme de cet exemplaire signé Coeffet-Fils est sensiblement différente de celle des instruments du père, signés simplement Coeffet, au niveau du pavillon en laiton notamment, beaucoup plus grand. L’estampille est gravée transversalement sur le pavillon. Cet instrument est très rare car encore en bois recouvert de cuir. Il constitue une transition entre le serpent en bois et l’ophicléide en métal qui prédomine par la suite.

Cartel

Datation : Entre 1820 et 1830

Auteur : Coeffet-Fils

Matériaux : Bois, laiton, cuir

Techniques :

Lieu de création : Gisors, France

Hauteur :

Largeur :

Poids :

N° inventaire : 05.547

Historique :