Petite bombarde en fer forgé

C’est au cours de la guerre de Cent Ans que l’artillerie à poudre s’est considérablement développée dans le royaume de France. Les villes et les seigneurs se sont progressivement équipées en armes à feu, le plus souvent en s’appuyant sur l’artisanat local. Ainsi une grande diversité de pièces a vu le jour et il y avait presque autant de bouches à feu différentes que de producteurs, forgerons ou fondeurs. Cette diversité rend difficile aujourd’hui la datation de ces pièces en dehors d’un contexte archéologique précis.

La chambre (partie dans laquelle se trouve la charge de poudre) et la volée (partie dans laquelle on charge le boulet) semblent forgées d'un bloc chacune et leur système d'assemblage n'est pas visible. La volée, probablement réalisée à partir d'une tôle roulée, est très légèrement tronconique. On distingue deux bagues à la jointure entre la volée et la culasse. Cette dernière est forgée d'un bloc mais des analyses ont montré qu'elle était constituée de barres de fer soudées longitudinalement. La volée est légèrement tronconique. La lumière est bouchée par un clou. Cette technique appelée enclouage était utilisée pour mettre les pièces hors service. Comme beaucoup de pièces conservées en Suisse, cette petite bombarde est réputée provenir du butin bourguignon, bien que sa morphologie ne corresponde pas à celle des pièces en usage sous le principat de Charles le Téméraire (1467 - 1477).

Cartel

Datation : XVe siècle

Auteur :

Matériaux : Fer forgé

Techniques :

Lieu de création : Inconnu

Hauteur :
35 cm

Largeur :
155 mm

Poids :

N° inventaire : N 56

Historique : Provient du château de Sainte-Ursanne (Suisse)