Pétrinal à mèche

Si les arquebuses, mousquets et pistolets forment la majorité des armes à feu du XVIe siècle parvenues jusqu’à nous, d’autres modèles comme le pétrinal coexistaient à cette époque. Egalement appelé poitrinal, car dérivé du terme « poitrine » sur laquelle était appliqué le talon de la crosse, il permet au moment du tir de répartir le choc du recul sur le torse du chasseur et non plus seulement sur son épaule. Arme relativement courte, mais massive et de fort calibre, le pétrinal se retrouve principalement dans les régions de l’Est de la France et dans le monde germanique.

Bien que la majorité des pétrinaux disposait d’un mécanisme à rouet, c’est bien une platine à mèche – plus archaïque – qui a été montée sur notre modèle (visuel 2). La mise à feu est provoquée par une mèche incandescente fixée entre les mâchoires du serpentin. En actionnant la queue de détente située sous la crosse, ce dernier s’incline vers le bassinet où a été disposée de la poudre d’amorce.

La riche ornementation d’os et de nacre incrustés désigne la destination cynégétique de cette arme, dont le canon est signé F. LAIOYE (visuel 3). Un profil caricatural est gravé dans un médaillon sur la plaque de couche (visuel 4).

Cartel

Datation : Vers 1600

Auteur : F.Lajoye (pour le canon)

Matériaux : Fer, bois, os et nacre

Techniques : Incrustation et gravure

Lieu de création : Est de la France

Hauteur :
1,19 m

Largeur :
0,09 m

Poids : 5,17 kg

N° inventaire : M PO 801

Historique : Faisait partie de la collection de Georges Pauilhac, acquise par le musée de l’Armée en 1964.

Objets complémentaires

Crosse d’une arquebuse, signée Le Bourgeois, de Louis XIII