Pulvérin

Le terme « pulvérin » désigne à la fois la poudre noire très fine utilisée comme amorce des mécanismes d’armes à feu et le récipient qui la contenait. Avant de tirer, le chasseur plaçait quelques grammes de poudre dans le bassinet de son arme. Enflammée par les étincelles produites par la platine à rouet ou la percussion du silex, cette poudre d’amorce communiquait la flamme à la charge déposée dans le canon.

Les pulvérins civils peuvent prendre, contrairement aux modèles militaires beaucoup plus frustes, les formes les plus diverses. Il n’est pas rare de trouver des spécimens réalisés à partir de coque de fruit (objet complémentaire 1), ou ornés d’os et d’ivoire. Les ustensiles de chasse étaient également très propices à recevoir des décors cynégétiques, comme cette poire à poudre allemande sur laquelle est sculptée en bas-relief l’attaque féroce d’un cerf par un chien (objet complémentaire 2).

Notre pulvérin est, quant à lui, aménagé dans une petite carapace de tortue. Cette dernière est sertie de garnitures en métal anciennement dorées et complétées d’anneaux de suspension. Sa partie antérieure accueille un bec verseur. Ce modèle est communément appelé « boucanier » sans que puisse être attestée son origine caraïbe ou son lien avec les « écumeurs des mers » qui y avaient trouvé refuge.

Cartel

Datation : XVIIIe siècle

Auteur : Inconnu

Matériaux : Carapace de tortue, fer et or

Techniques : Dorure

Lieu de création : France (?)

Hauteur :
0,14 m

Largeur :

Poids : 0,16 kg

N° inventaire : M PO 2149

Historique : Faisait partie de l’ancienne collection de Georges Pauilhac, acquise par le musée de l’Armée en 1964.

Objets complémentaires

Pulvérin hollandais du XVIIe siècle réalisé dans une coque de fruit

Poire à poudre allemande du XVIIe siècle en bois de poirier sculpté