Sabre de l'émir Abd el-Kader

Issu d'une famille chérifienne, Abd el-Kader est né en 1808 à la Guetna, à l'ouest de Mascara (ou Mouaskar, Algérie). Deux années après le débarquement des troupes françaises et la prise d'Alger, il est proclamé émir des tribus de la région de Mascara et étend rapidement son autorité à toute la région d'Oran (1832). L'émir devient la figure de proue de la lutte contre la France, avant sa reddition en 1847.

Le 24 décembre 1847, le général de Lamoricière envoie le lieutenant de spahis Ben Khouia parlementer avec l'émir Abd el-Kader. Ce dernier, isolé, abandonné de toutes parts, se résout à se rendre le jour même. Après une première rencontre à Sidi-Brahim, la reddition a lieu à Djemmaa-Ghazaouet (Neumours). C'est le duc d'Aumale, gouverneur de l'Algérie, qui reçoit les gages de soumission du vaincu : son cheval, ses pistolets et son sabre. Immédiatement, le duc d'Aumale fait présent de ce sabre à Lamoricière en reconnaissance du rôle joué par ce dernier dans la reddition de l'émir. Ce sabre, à quillon droit et fusée en crosse de pistolet, à lame damassée se classe dans la catégorie des kilidj, très répandus dans toute l'aire ottomane.

La très riche décoration de la poignée et du fourreau, tout en métal ciselé et à fort relief, apparente ce sabre à ce style dit du " rocaille ottoman " de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle.

Cartel

Datation : XIXè siècle, 1ère moitié

Auteur :

Matériaux : Monture et fourreau en vermeil. Lame en acier « Damas ». Cordon en textile.

Techniques :

Lieu de création :

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N° inventaire : 001351

Historique :