Salade d'archer

La salade représente au XVe siècle la défense de tête à la fois la plus répandue en Europe occidentale et la plus sommaire par sa construction, particulièrement quand elle est destinée à un simple archer ou à un piéton. Cette défense de tête, démunie de visière, conserve toujours malgré sa simplicité sa caractéristique principale : un couvre-nuque développé protégeant l’arrière du crâne et les épaules.

Selon leur provenance géographique, la qualité de leur destinataire ou leur utilisation (combat à pied, combat à cheval, tournois...), les salades peuvent adopter des profils variés : présence ou non de visière articulée, vue coupée directement dans la partie antérieure et couvre-nuque très développé, à la mode germanique (objet complémentaire 1), ou forme plus ramassée, à la mode française ou italienne.

Cette défense de tête, dont le prix ne dépassait guère, au milieu du XVe siècle, 3 ou 4 livres tournois (soit l'équivalent d'un peu moins que le salaire mensuel d'un archer) représentait souvent pour les simples combattants le seul élément d'armure rigide dont ils pouvaient disposer : le reste du corps était protégé par une simple chemise de mailles, un gambison rembourré de crin ou, dans le meilleur des cas, une brigandine de cuir intérieurement renforcée de lames métalliques fixées par des rivets (objet complémentaire 2).

Cartel

Datation : Milieu du XVe siècle

Auteur : Inconnu

Matériaux : Fer

Techniques : Fer forgé et poli

Lieu de création : Italie (?)

Hauteur :
0,195 m

Largeur :
0,22 m

Poids : 1,2 kg

N° inventaire : H 28

Historique : Ancienne collection du musée d’Artillerie

Objets complémentaires

Salade avec « vue » intégrée

Brigandine d’archer