Siège de Constantine (1837) : Le Royal, canon de 24 ayant participé au siège

En juin 1830, l’armée française débarque en Algérie et s’empare rapidement de la ville d’Alger. Les Français veulent étendre leur influence à l’ensemble des villes du littoral, mais ils se heurtent à l’opposition du bey de Constantine. En 1836 une première expédition est organisée pour prendre Constantine, mais échoue. L’année suivante, une seconde expédition, mieux équipée et mieux préparée, s’empare de la ville après seulement trois jours de siège.

Le Royal est un canon en bronze qui fait partie d'un système d'artillerie conçu par le maréchal Valée (1773-1846) entre 1825 et 1831 pour moderniser et réorganiser l'artillerie française après les guerres du Premier Empire. Ce canon appartient au service de siège, c'est-à-dire qu'il est employé pour tirer sur les murs d'enceinte afin de créer une brèche, pour que les soldats puissent pénétrer à l'intérieur de la fortification. Les canons du calibre de 24 livres, qui tirent des boulets en fonte de fer de 12 kg, sont les plus puissantes pièces d'artillerie employées par l'armée française lors de la conquête de l'Algérie.
Le canon Le Royal a participé au siège de Constantine de 1837, où l'artillerie française était commandée par Valée, alors général. C'est avec cette victoire que Valée obtient la dignité de maréchal. Pour commémorer ce succès, plusieurs pièces d'artillerie, dont Le Royal, ont été gravées de l'inscription commémorative suivante : " CONSTANTINE. 11, 12, 13 OCTOBRE 1837 ".

Cartel

Datation : 1832

Auteur : Mather

Matériaux : Bronze

Techniques :

Lieu de création : Toulouse (France)

Hauteur :
(calibre) 24 livres

Largeur :
3,56 m

Poids : 2762 kg, boulet en fonte de fer de 12 kg

N° inventaire : N 220

Historique : Donné au musée d’Artillerie en 1860 par l’administration des Invalides

Objets complémentaires

Attaque de la brèche de Constantine par E.-N. Flandin