Siège et embrasement de Charleroi, le 7 Messidor An II (25 juin 1794)

Ce tableau représentant le siège de Charleroi le 25 juin 1794 est un précieux témoignage de l’emploi militaire d’instruments scientifiques, afin d’effectuer des relevés précis des dispositions des assiégés pour la défense d’une place. Dû au chimiste Guyton de Morveau, l’emploi nouveau de l’aérostat comme machine de guerre donne, par sa mobilité et son élévation, un avantage aux troupes présentes sur le champ de bataille et permet de combiner les mouvements de l’armée d’après ceux de l’ennemi.

Lejeune, intégré au corps des ingénieurs géographes de l'armée, donne à cette représentation de la guerre un rôle plus documentaire qu'esthétique. Exécutant des croquis de troupes mais n'atteignant le champ de bataille que quelques jours après les combats, son œuvre n'est pas un témoignage direct mais bien une reconstitution, une interprétation de l'événement. Si la composition présente toujours au premier plan un chef de l'armée, ici un officier de Hussards (visuel 2), l'échelle des personnages est désormais identique pour tous, y compris pour les troupes anonymes comme les grenadiers, en blanc, et les employés civils des transports militaires en bleu. En arrière-plan, l'embrasement de la ville est traité comme motif secondaire tandis qu'est visible la queue d'une colonne de grenadiers d'infanterie. La présence de Lejeune sur les champs de bataille lui permet de reproduire le " portrait " des sites, composant entre une exigence de réalisme et la volonté d'une vision presque totale.

Cartel

Datation : 1795

Auteur : Louis François Lejeune (1775-1848)

Matériaux :

Techniques : Huile sur toile

Lieu de création : Paris

Hauteur :
0,74 m

Largeur :
0,93 m

Poids :

N° inventaire : 4705 DEP

Historique : 2000, collection de la Direction du Génie

Objets complémentaires

Le baron Louis-François Lejeune, colonel aide de camp du maréchal Berthier