Soldat du contingent

Arrivé en Algérie à bord du Ville d’Alger ou Ville d’Oran, après avoir effectué ses classes en métropole, cet appelé a troqué son lourd et encombrant casque modèle 1951 contre le chapeau de brousse pour « crapahuter » dans le djebel au cours d’une opération de quadrillage. En 1962, ce sont près de 1 200 000 appelés et rappelés qui ont participé à la guerre d’Algérie ; plus de 13 000 d’entre eux y ont trouvé la mort.

Face au développement de l’insurrection sur l’ensemble du territoire algérien en 1954 et 1955, les gouvernements successifs de la IVème République décident d’avoir de plus en plus recours aux appelés et aux rappelés du contingent. A partir de 1956, cette tendance s’accélère. Le gouvernement socialiste de Guy Mollet, issu des récentes élections, fait voter à une large majorité les pleins pouvoirs permettant, entre autres, d’envoyer d’importants renforts composés d’appelés du contingent.

Le recours massifs aux appelés et aux rappelés en Algérie permet à l’armée française de maintenir un rapport de force avec les insurgés de 10 contre 1 et d’avoir ainsi la maitrise du territoire. La majorité est affectée dans les unités chargées du quadrillage du territoire tandis qu’une minorité sert dans les troupes d’intervention, constituées principalement par les unités parachutistes.

Parmi les 2 millions de soldats métropolitains qui ont participé à la guerre d’Algérie les appelés et les rappelés ont constitué les effectifs les plus importants de l’armée française, principalement dans l’armée de terre.

Cartel

Datation : vers 1954

Auteur :

Matériaux : textile, métal cuir, bois

Techniques :

Lieu de création : France et Algérie française

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N° inventaire :

Historique : Mannequin constitué pour l’exposition « Algérie 1830-1962. Avec Jacques Ferrandez », 16 mai 2012 - 29 juillet 2012.

Objets complémentaires

Quille d’un appelé du GT540 classe 58