Sous-main du général de Gaulle à Alger

Lorsque le général de Gaulle s’impose, à l’automne 1943, à la tête du Comité français de la libération nationale, il fait d’Alger, après Londres et Brazzaville, la nouvelle capitale de la France en guerre. C’est d’Alger, siège du gouvernement et de l’assemblée provisoire, que se mettent en place les institutions qui assureront la direction du pays lors de sa libération.

De Gaulle fonde dans Alger de vifs espoirs de ralliement dès juin 1940 en faisant appel au général Noguès, commandant en chef de l'Afrique du Nord : c'est un échec. Autre déconvenue : en novembre 1942, suite à leur débarquement, les anglo-américains soutiennent ouvertement le général Giraud. Roosevelt voit en ce dernier une alternative au gaullisme et en fait le " commandant en chef civil et militaire " d'Alger. Début 1943, poussés par l'opinion publique de leurs pays respectifs, Churchill et Roosevelt se rendent à l'évidence qu'une alliance doit être opérée entre Giraud et de Gaulle. Les négociations sont âpres et longues. La conférence d'Anfa au Maroc est un échec dissimulé. Ce n'est que le 30 mai 1943 que de Gaulle entre dans Alger. Le 3 juin 1943 naît l'instance bicéphale du CFLN (Comité français de la Libération nationale), co-dirigée par de Gaulle et Giraud. En quelques mois, de Gaulle se révèle être un homme d'Etat qualifié, aux dépends de Giraud qui doit quitter la co-présidence du CFLN.

Cartel

Datation :

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Matériaux : Cuir

Techniques :

Lieu de création : France

Hauteur :
0,380 m

Largeur :
0,535

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N° inventaire : 20857

Historique : Achat du musée de l’Armée (1972)