Statue du général de Gribeauval

De 1763 à sa mort, le général Jean-Baptiste Vacquette de Gribeauval (1715-1789) reforme l’artillerie française. Il en a assuré la rénovation durable sur plusieurs plans : restructuration des troupes et division de l’artillerie en quatre services d’emploi distincts (campagne, siège, place et côte) ; conception de nombreux matériels (armes, affûts, voitures d’accompagnement…) et recherche d’une qualité de fabrication selon des conceptions industrielles (dimensionnements détaillés, standardisation des pièces composantes…).

Gribeauval naît le 4 décembre 1715 à Amiens. En 1732, il intègre l’école d’artillerie de La Fère, qu’il quitte trois ans plus tard en qualité d'officier. Il participe à douze sièges pendant la guerre de Succession d’Autriche (1740-1748), puis, de 1748 à 1754, sert à Cherbourg et Arras, où il travaille à l’amélioration de matériels d’artillerie. En 1755, sa compétence étant reconnue, il est envoyé à Berlin pour étudier l’artillerie légère prussienne. En 1757, en pleine guerre de Sept Ans (1756-1763), il est attaché à l’armée autrichienne où il participe activement à la prise ou la défense de villes. Il met à profit son séjour pour étudier le nouveau système d’artillerie autrichien. A la fin de la guerre, il rentre en France, est nommé inspecteur général et entreprend la rénovation de l’artillerie. Après une période de disgrâce (1772-1774), il est rappelé et nommé Premier inspecteur du Corps royal de l’artillerie. Il a pour mission de continuer à réformer et améliorer l’artillerie, tâche qu’il accomplit avec énergie jusqu’à sa mort, le 9 mai 1789, à Paris.

Cartel

Datation : 1878

Auteur : Auguste Bartholdi

Matériaux : Bronze

Techniques :

Lieu de création : France

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N° inventaire : DA 01

Historique : Grâce à une souscription, cette statue est commandée à Bartholdi pour orner la cour d’Angoulême, qui était alors l’entrée du musée d’Artillerie.

Objets complémentaires

Médaille à l’effigie de Gribeauval