Statuette en pied de Georges Clemenceau (1841-1929), réduction de la statue des Champs-Elysées

Georges Clemenceau est le Président du Conseil, c’est-à-dire le chef du gouvernement, de novembre 1917 à janvier 1920. Sa férocité dans le combat politique lui vaut le surnom du "Tigre". Ses décisions énergiques, sa volonté de combattre à outrance, son action en faveur d’un commandement interallié sur le front occidental, font de lui l’un des auteurs majeurs de la victoire contre l’Allemagne en novembre 1918. Egalement surnommé "Père la Victoire", il est alors une personnalité très populaire en France.

D'août 1914 à novembre 1917, Clemenceau critique vivement les gouvernements français successifs. Adversaire intraitable de l'Allemagne, il dénonce tous ceux qui, selon lui, affaiblissent l'effort de guerre français et allié.
Le 15 novembre 1917, le président de la République Poincaré, inquiet devant la lassitude d'une partie de l'opinion, appelle Clemenceau à la présidence du Conseil, afin de raviver la détermination du pays.
Clemenceau, également ministre de la Guerre, s'entoure d'une équipe soumise et concentre le pouvoir duquel Poincaré est tenu à l'écart. Il maintient le prudent général Pétain à la tête de l'armée française. Le 28 mars 1918, afin de contrer l'offensive allemande, il obtient l'accord des Britanniques pour confier la coordination stratégique des armées alliées du front occidental au très énergique général Foch (dont les pouvoirs sont progressivement étendus), qui contre-attaque en juillet 1918.
Après la victoire militaire, Clemenceau est l'un des principaux négociateurs des traités de paix.

Cartel

Datation : vers 1932

Auteur : François Victor Cogné (1876-1952)

Matériaux : Bronze

Techniques : Fonte patinée

Lieu de création : Paris

Hauteur :
0,675 m

Largeur :
0,245 m

Poids :

N° inventaire : 20018 ; Da 69

Historique : 1932-1945, collection de l’artiste ; 1968, don Lemaire

Objets complémentaires

Raymond Poincaré, président de la République,visite les dégâts occasionnés par une bombe de zeppelin

Le général de division Philippe Pétain

Le maréchal Foch et les Alliés