Tambour du régiment des zouaves de la Garde impériale (1855-1870)

Les zouaves (de zouaouas : confédération tribale kabyle) sont une unité d’infanterie. Après la prise d’Alger en 1830, ils entrent au service de la France. Le lieutenant-Général Clauzel crée deux bataillons recrutés parmi les indigènes puis deux autres escadrons à cheval qui deviendront les chasseurs d’Afrique, en 1831. À partir de 1841, les zouaves sont exclusivement d’origine française, les autochtones formant les tirailleurs algériens. Les zouaves s’étant notamment illustrés en Crimée, au siège de Sébastopol, lors de la bataille d’Alma (cf. zouave du Pont de l’Alma), Napoléon III crée un régiment de zouaves pour sa Garde impériale.

Les zouaves portent pour emblème le croissant algérien ; à distinguer de l’étoile chérifienne qui, quant à elle, est marocaine. Ces régiments sont dotés de musiciens, notamment de tambours. Le tambour est l’instrument emblématique des armées françaises. Il est l’apanage des troupes à pied. À la parade et pour les défilés, les tambours font partie de la tête de colonne et marquent la cadence, par l’interprétation des batteries et marches militaires. L’instrument accompagne les troupes au combat, les tambours étant généralement positionnés au milieu des troupes auxquelles ils transmettent, au moyen des batteries, les ordres que leur envoie le tambour-major, lui-même positionné près du commandant des troupes. Le tambour joue aussi un rôle diplomatique, notamment lorsqu’il  accompagne, avec les trompettes, les parlementaires en territoire ennemi, pour y négocier la cessation des combats voire la paix.

Cartel

Datation : Second Empire

Auteur : Colas

Matériaux : Laiton, cuivre, bois, peau, corde

Techniques :

Lieu de création : France

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N° inventaire : 10.082

Historique :

Objets complémentaires

Portait d’Elisé Charles Duchemin, Tambour-major des zouaves de la Garde impériale

Tambour de zouaves de la Garde impériale grande tenue, 1857 - Hippolyte Lalaisse