Tombeau de Napoléon Ier

Napoléon s’éteint le 5 mai 1821 sur l’île de Sainte-Hélène, où il est placé en exil depuis 1815. Sa dépouille y demeure jusqu’en 1840, date à laquelle le roi Louis-Philippe demande le transfert du corps en France. Il charge son fils, le prince de Joinville, de ramener le cercueil de l’empereur : c’est le "retour des Cendres". L’hôtel des Invalides est choisi comme lieu de sépulture et, en attendant l’édification d’un nouveau tombeau, le cercueil est placé sous le dôme dans la chapelle Saint-Jérôme.

L'architecte Visconti, responsable du chantier, opère d'importantes transformations dans le dôme, comme le percement d'une grande excavation (visuel 2). Près de 20 ans de travaux sont nécessaires avant que le cercueil n'y soit placé, le 2 avril 1861, dans cet imposant sarcophage.
Ce dernier est fait de quartzite aventurine rouge, dont la couleur rappelle le porphyre, pierre associée à la pourpre des empereurs. Le corps de Napoléon gît à l'intérieur dans un cercueil, lui-même emboîté dans quatre autres cercueils faits de différents matériaux : fer-blanc, acajou, deux en plomb, ébène. Le tout repose sur un socle de granit vert des Vosges.
Au sol, une couronne de laurier, symbole de la victoire, et le nom des huit victoires les plus célèbres du Premier Empire comme Marengo ou Austerlitz (visuel 3). Enfin, renforçant l'inspiration antique de cet ensemble, douze statues de femmes ailées, des Victoires, entourent le tombeau : elles évoquent douze campagnes militaires menées victorieusement par Napoléon (visuel 4).

Cartel

Datation : 1842-1861 (travaux de construction)

Auteur : Inconnu

Matériaux : Quartzite aventurine rouge de Finlande (sarcophage)

Techniques :

Lieu de création : France

Hauteur :
Environ 5 m (avec le socle)

Largeur :
4,5 m

Poids :

N° inventaire :

Historique :