Toug ottoman

Cet emblème traditionnel ottoman, composé d'une hampe agrémentée d'une ou de plusieurs queues de cheval, fut porté par les armées ou les dignitaires turcs dès le XIVe siècle. Le toug était un signe de commandement, et le rang du dignitaire était indiqué par le nombre de queues. La hampe est sommée d'un ornement en cuivre. Depuis 1830, les cavaliers de l'Armée d'Afrique ont maintenu cette tradition, en ornant d'une queue de cheval les hampes de fanion des chefs de corps et des commandants d'unité.

Ce toug ottoman provient de la campagne d'Egypte. Il fut recueilli sur le champ de bataille après la journée des Pyramides, le 21 juillet 1798.

Sa hampe est surmontée d'une pique plate en cuivre, agrémentée d'inscriptions et de motifs végétaux stylisés. La partie supérieure de la hampe est gainée d'un tissu aux motifs géométriques blancs, jaunes, rouges et noirs. La queue de cheval est également traitée avec soin, des crins blancs contrastant avec quelques mèches peintes en rouge, et des tresses de crins rouges agrémentant l'ensemble.

Le musée de l'Armée conserve d'autres tougs, ottomans ou algériens. Les premiers furent tous pris lors de la campagne d'Egypte, et les seconds, lors de la conquête de l'Algérie. L'un de ces emblèmes de commandement de cavalerie (objet complémentaire) est un trophée saisi lors de la prise d'Alger, en juillet 1830. Malgré un traitement plus sobre de la pomme métallique le surmontant et de la queue de cheval, dont aucune mèche n'est rehaussée de rouge, la partie supérieure de la hampe est également gainée d'un textile aux décors torsadés ou géométriques noirs, blancs et rouges. L'usage de cet emblème turc hautement symbolique en Algérie au cours du XIXe siècle, témoigne de l'appartenance de cette dernière à l'Empire ottoman.

Cartel

Datation : Fini du XVe siècle

Auteur : Inconnu

Matériaux : Bois, cuivre, crin, textille

Techniques : Métal ciselé

Lieu de création : Empire ottoman

Hauteur :
2,45 m

Largeur :

Poids :

N° inventaire : Aa 8

Historique : Cette pièce a appartenu au général de division Duffourc d'Antist, qui en fit don au musée d'Artillerie en 1865

Objets complémentaires

Toug pris à Alger en juillet 1830