Trompette du Roi de Rome

Au sein des instruments à vent utilisés dès l’Antiquité, la trompette apparaît comme l’instrument privilégié, à caractère à la fois sacré et guerrier. Dans le registre guerrier, les instruments de musique sont employés pour propager au loin des ordres par des signaux sonores. À cet effet, les trompettes naturelles et les tambours sont les instruments de prédilection. Puissante et martiale, la trompette est à la Renaissance l’instrument de musique militaire par excellence. Sous le Premier Empire, les trompettes de fabrication allemande à boule sont abandonnées au profit d’un instrument plus court, enroulé sur deux tours, donc plus maniable, exclusivement destiné à la musique militaire.

Ces trompettes de cavalerie ou trompettes d’ordonnance sont principalement dans les tonalités de mi bémol ou mi bécarre d’un timbre plus aigu, plus criard que celles usitées jusqu’alors. Concernant l’usage précoce de cet instrument, dès l’enfance, on connait l’exemple du célèbre J-D Bühl (1781-1860), trompette dès l’âge de 11 ans dans la compagnie de musique de la Garde parisienne. Auteur de nombreuses sonneries, considéré ensuite comme le plus brillant trompettiste français, Bühl est chef à l’École des cornets des pupilles de la Garde impériale puis chef de musique de l’état-major des Gardes du corps du roi Louis XVIII. Cette trompette-jouet d’enfant aurait appartenu au Prince impérial, fils de  Napoléon Ier et de Marie-Louise, en faveur duquel l’Empereur abdique en 1814 puis en 1815, et qui âgé de 4 ans, ne règne que 20 jours. 

Cartel

Datation : Premier Empire (1804-1815)

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N° inventaire : 0900/4 Côte Ca4D

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