Trousse de chasse

Au XVIe siècle, la trousse de chasse était invariablement présente dans la panoplie du parfait veneur. Cet ustensile, précurseur du couteau de chasse apparu dans le courant du XVIIe siècle, prend la forme d’une gaine de cuir dans laquelle se glissent plusieurs instruments employés au dépeçage et à l’éviscération du gibier (visuel 2). Il s’agit d’un ensemble d’opérations indispensables à la bonne conservation de la viande et qui doivent être réalisées dans les minutes qui suivent la mort de l’animal.

Notre trousse de chasse renferme une dague, deux bâtardeaux (petits couteaux) et un fusil à affuter. D’une extrême qualité, avec sa poignée en ivoire, son pommeau simulant une tête de léopard et sa lame dorée portant le poinçon de son fourbisseur – un « R » sous couronne –, la dague est porteuse d’une inscription en anglais que l’on peut traduire par « mon espoir et ma confiance se placent dans le Seigneur ».

Si la dague a reçu le traitement décoratif le plus abouti, les bâtardeaux et le fusil à affuter méritent également mention avec leurs pommeaux finement ciselés et dorés. Façonnée dans un cuir bouilli, la gaine est entièrement recouverte d’un semis de fleurs et de rinceaux dorés aujourd’hui très effacé tandis que la bouterolle était originellement dorée.

Le musée de l’Armée possède dans ses collections d’autres modèles de ces trousses de chasse répandues dans toute les cours princières d’Europe (objet complémentaire).

Cartel

Datation : Vers 1580-1600

Auteur : Inconnu

Matériaux : Cuir, fer, laiton, or et ivoire

Techniques : Ciselure et dorure

Lieu de création : Ecosse (?)

Hauteur :
0,49 m

Largeur :
0,06 m

Poids : 0,4 kg

N° inventaire : J 780

Historique : Ancienne collection du musée d’Artillerie, ancêtre du musée de l’Armée.

Objets complémentaires

Trousse de chasse, vers 1650