Un spahi en poste dans une tranchée du secteur de Bailly (Oise), le 27 septembre 1915

Cette photographie, prise dans une tranchée de l'Oise en 1915, présente un spahi algérien, reconnaissable à sa coiffure spécifique, le "guenhour". Les spahis constituent des troupes de soldats "indigènes" recrutés en Algérie et dont la création officielle remonte à 1834. Leur encadrement est assuré par des sous-officiers et officiers français ou indigènes. En 1914, les formations au service de la France sont déjà nombreuses et les 3 régiments de spahis algériens sont engagés dans la pacification du Maroc quand la guerre éclate.

A l'origine, les spahis sont des cavaliers ; en rejoignant les fantassins dans les tranchées, ils doivent non seulement renoncer à leurs chevaux, mais également au burnous, c'est-à-dire un long manteau de laine avec une capuche, de couleur rouge. Ils portent, comme les autres soldats issus des colonies, une tenue kaki à dominante jaune.Le "chèche", plus petit que la coiffe traditionnelle, les distingue des autres troupes.
Au cours de la Grande Guerre, les colonies sont fortement mises à contribution afin de renforcer les effectifs. Ainsi, les 8, 5 millions d'hommes mobilisés par la France comptent 545 000 soldats indigènes.
Leur répartition couvre plusieurs continents : environ 270 000 en Algérie, Tunisie et Maroc, 181 500 en Afrique subsaharienne, 49 000 en Indochine, 41 000 à Madagascar, 2 500 de la côte des Somalis et à Djibouti et enfin 1000 du Pacifique. 437 000 d'entre eux sont présent sur les fronts en Europe.
Parmi les 1 4000 000 morts français entre 1914 et 1918, il faut compter 75 000 soldats tués d'origine indigène.

Cartel

Datation : 27 septembre 1915

Auteur : Anonyme

Matériaux : Papier

Techniques : Héliogravure

Lieu de création : France

Hauteur :
0,078 m

Largeur :
0,078 m

Poids :

N° inventaire : 15261 BIB

Historique :

Objets complémentaires

Tirailleur sénégalais, 1916

Fouqueray Dominique Charles (1872-1956), affiche pour la Journée de l'Armée d'Afrique et des troupes coloniales