Vers l’armée de métier

Vers l’Armée de métier paraît le 5 mai 1934. C’est l’un des ouvrages les plus importants et le plus connu que de Gaulle rédige dans la période de l’entre-deux guerres. Il n’y remet pas en cause l’armée de conscription. Il propose de créer, au sein d’une armée d’appelés et de réservistes, un «instrument de manœuvre capable d’agir sans délai », blindé, mécanisé et armé par des troupes professionnelles.

C'est dans le contexte particulier de 1933 que de Gaulle commence la rédaction de son ouvrage. Il est alors en poste aux Invalides, au secrétariat général du conseil supérieur de la Défense nationale. L'Allemagne, désormais gouvernée par Hitler, quitte la Société des Nations, et une politique de remilitarisation du pays est en vue. En France, au contraire, l'Armée perd en puissance, de Gaulle juge l'appareil militaire national dépassé. Vers l'Armée de métier ne préconise pas la suppression du service militaire obligatoire, contrairement à ce qu'a pu penser le public de l'époque, notamment politique et militaire. Alors que lui-même n'a jamais servi dans les chars, il démontre l'importance de la vitesse, de la mécanique, de l'autonomie et de la professionnalisation de l'Armée de Terre, et propose la création d'une force d'intervention de six divisions blindées et d'une division de reconnaissance. L'intervention du Président du Conseil Paul Reynaud pour présenter le projet du colonel de Gaulle devant la Chambre des députés est un échec.

Cartel

Datation : 1934

Auteur : Charles André Joseph Marie de Gaulle (1890-1970) ; éditions Berger-Levrault

Matériaux : Papier broché

Techniques : Imprimé

Lieu de création : Paris

Hauteur :
0,186 m

Largeur :
0,120 m

Poids :

N° inventaire : 998.1128

Historique : 1998, achat du musée