Veste et gilet d'enfant de troupe du régiment des zouaves de la garde impériale

Le terme « enfant de troupe » désigne, sous l’Ancien Régime, les enfants des bas officiers et des simples soldats qui suivent leur père pour se former au métier des armes. À partir de 1766, leur présence est reconnue : le roi Louis XV prescrit de leur réserver deux postes budgétaires par compagnie ou escadron au sein de tous les régiments. Le statut et l’appellation d’« enfant de troupe » sont officialisés en 1800 par un arrêté, signé du Premier Consul Napoléon Bonaparte.

Encadrés et formés au sein du régiment, les enfants de troupe perçoivent une demi-solde. Ils accompagnent le régiment en campagne et, à l'âge de seize ans, sont admis à s'engager. Leur uniforme reproduit, à taille réduite, celui des soldats. Les zouaves de la Garde impériale de Napoléon III portent par-dessus un gilet une veste appelée " boléro " en drap de laine bleu marine agrémentée de tresse et de galons jonquille. Complétée par un large saroual, la tenue évoque l'origine orientale de cette unité dont les premiers régiments apparaissent dans l'Armée d'Afrique dès 1830, en Algérie. La Garde impériale intègre un régiment de zouaves en 1854. Ce régiment participe notamment à la guerre de Crimée qui oppose, en 1855, la France et l'Angleterre à la Russie. Lors du siège de Sébastopol et de la prise de Malakoff, les zouaves de la Garde s'illustrent par leur conduite exemplaire. La campagne d'Italie de 1859 leur fournit une autre occasion de se distinguer, notamment le 4 juin, à la bataille de Magenta.

Cartel

Datation : 1852-1870

Auteur :

Matériaux : Drap de laine, galon

Techniques : Brodé

Lieu de création : France

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N° inventaire : Inv. : Ga 308.2

Historique : En réserve