Cycle cinéma "L'écran atomique : le cinéma de Guerre froide"

Le 20e anniversaire de la fin de la Guerre froide (1991), a offert au musée de l'Armée l'opportunité de proposer tout au long du mois de mai 2011 un cycle cinématographique consacré à cette période qui fut, durant quarante-cinq ans, une grande source d'inspiration pour les studios de production, le cinéma occupant dans les politiques des deux blocs antagonistes (celui des Etats-Unis et celui de l'URSS) une place stratégique comme vecteur idéologique.

Si les deux superpuissances ne se sont jamais directement affrontées, que leur guerre est restée "froide", et qu'elles n'ont jamais utilisé leurs bombes, elles ont néanmoins employé tous les moyens de propagande pour mobiliser l'opinion publique. Le cinéma fut le plus efficace.

Ce cycle s'est attaché à souligner au travers d'une riche programmation (37 films de fiction, 4 documentaires, 6 films d'archives et 24 épisodes issus de 4 séries télévisées) les variances et les nuances offertes par la représentation filmique, selon les époques et les pays, sur cette période de " paix belliqueuse".

Les temps forts de la programmation :

 

  • Du 2 au 7 mai, est-ouest : Propagande, soupçon et agents secrets

Le rideau de fer (William Wellman, 1948)

I was a communist for the FBI (Gordon Douglas, 1951)

SoyCuba (Michael Kalatozov, 1964)

 

  • Du 9 au 14 mai : Espionnage

Six épisodes de la série Chapeau melon et bottes de cuir

Le rideau déchiré (Alfred Hitckock, 1966)

Bons baisers de Russie (From Russia with Love) (de Terence Young - 1963)

 

  • Du 16 au 21 mai : Menace nucléaire, science-fiction et monstres

Six épisodes de la série Les Envahisseurs

Kin Dza Dza (Gueorgui Daniella, 1986)

Le village des damnés (Wolf Rifla, 1960)

 

  • Du 23 au 28 mai : Du totalitarisme à l'ostalgie

Good-bye Lenin (Wolfgang Becker, 2003)

Les souliers de St Pierre ( Micheal Anderson, 1968)

L'aveu, Constantin Costa Gavras, 1970