Réunissons le couple Lasalle !

Aidez le musée de l’Armée à acquérir ce chef-d’œuvre et permettez au portrait de la comtesse de Lasalle de rejoindre celui de son époux, le général Lasalle, aux Invalides !

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Zoom sur le portrait du Général Lasalle

Découvrez le portrait du général Lasalle (1775-1809) recevant la capitulation de la garnison de Stettin en 1806

Antoine Charles Louis de Lasalle (1775-1805)

Né à Metz d'une famille de la petite noblesse, Charles de Lasalle s'engagea en 1791 comme volontaire dans la section des Piques d'où il sera dirigé vers l'armée du Nord. Protégé du général Kellermann, il rejoignit l'armée des Alpes puis celle d'Italie où il fut distingué par Bonaparte à Rivoli. !I s'illustra durant la campagne d'Égypte, acquérant une réputation de cavalier hors pair. Nommé général de brigade et commandeur de la Légion d'honneur en février 1805. Il se vit confier les 5e et 7e régiments de hussards restés célèbres sous le nom de Brigade infernale pour leurs hauts faits durant la campagne de Prusse (1806) notamment à Zendenick, Prentzlow et Stettin. En 1808, Lasalle combattit en Espagne où il remporta plusieurs victoires spectaculaires. Il survécut à Essling avant de trouver la mort, défiée à de si nombreuses reprises, à Wagram en 1809.

 

 

Le portrait du général Lasalle par Antoine-Jean Gros

Exposé au Salon de 1808, ce portrait de l'artiste Antoine-Jean Gros (1771-1835) commémore le magnifique succès d'esbroufe remporté par Lasalle le 30 octobre 1806. La forteresse de Stettin gardée par 5 000 hommes est assaillie et sommée de se rendre par Lasalle à la tête d'une brigade de 700 cavaliers. Les officiers prussiens, croyant avoir toute l'armée française à leur porte, capitulent.

Vêtu d'un large pantalon à la hussarde, Lasalle s'appuie avec nonchalance sur un sabre à l'orientale et tient de l'autre main l'acte de capitulation de la garnison de Stettin sur lequel se lisent la signature de von Romberg, général prussien de la place, et la sienne. À ses pieds gisent un bicorne, une pipe et une blague à tabac qui forment comme une vanité ou encore un blason du modèle dont le détachement et la mélancolie ne laissent pas de frapper. Seule la main crispée trahit l'énergie contenue du modèle.

 

 

Un hussard courageux et audacieux

La figure du chef de guerre, placée sur une légère éminence, se détache sur un arrière-plan où se devine l'arrivée de la délégation prussienne portant sur un plateau les clés de la ville. La troupe anonyme des hussards, traitée de manière brossée, rappelle la dimension collective de la victoire. L'ordonnance au second plan correspond à Rumeau, dévoué compagnon d'armes du héros dont il retient la monture. Au tout dernier plan et en contrebas, la ville de Stettin est à peine esquissée.

La narration n'est pas absente de cette représentation, succession de fragments de tableaux d'histoire. Le portrait en pieds, jusqu'alors rare ou réservé aux très hauts dignitaires, connaît son plein essor en France sous l'influence anglaise. Celle-ci se manifeste également dans l'inscription de la figure dans le paysage ainsi que dans la pose déliée qui pourrait également s'inspirer de celle du général Moreau par Gérard exposée au Salon de 1800. D'un coloris chaleureux et d'une grande vivacité de trait, ce portrait d'histoire est aussi un portrait de condition, balançant entre dimension privée et publique. Lasalle s'y définit par son action où sa postérité trouve sa source.

 

 

Un chef d'œuvre du Premier Empire

Consacré comme l'un des plus grands peintres d'histoire vivants du régime consulaire puis impérial, Gros s'illustre ici dans le genre du portrait dont il comprit la modernité et l'enjeu dans la constitution d'une galerie idéale des gloires militaires. Le portrait de Lasalle est le premier d'une série d'effigies monumentales de grands soldats qui culminera en 1812 avec le portrait équestre de Murat.

Ce portrait fut donné au musée de l'Armée par la comtesse Raymond de Noblet, descendante du modèle en souvenir de son frère Stanislas de Champeaux (1923-1945), brigadier-chef au 9e régiment de spahis marocains tué à l'ennemi le 23 avril 1945.

Découvrez tous les secrets du portrait du général Lasalle en cliquant sur les pictogrammes ci-dessous.

 

 

Un jeune officier passionné

Alors jeune colonel, le comte de Lasalle suit Bonaparte lors de la campagne d'Italie en 1796. C'est alors qu'il fait la rencontre de Joséphine d'Aiguillon (1771-1850). La jeune femme, proche de Joséphine de Beauharnais, y a suivi son époux, le général Victor-Léopold Berthier avec lequel elle a trois garçons. Par amour pour lui, Joséphine d'Aguillon divorce et l'épouse le 5 décembre 1803. Ensemble, ils auront une fille, Charlotte-Joséphine, en 1806. A la mort du général Berthier, Lasalle adopte les trois garçons. 

Tué d’une balle en plein front lors de la bataille de Wagram, le comte Charles de Lasalle,  surnommé « le général hussard », meurt à l’apogée de l’Empire, laissant derrière lui le souvenir d’une carrière auréolée de gloire mais aussi une famille endeuillée : Joséphine d’Aiguillon, leur fille Charlotte Joséphine ainsi que ses trois fils adoptifs, Alméric, Oscar et Joseph Berthier de Lassalle. Ses cendres reposent dans le caveau des gouverneurs à l'Hôtel national des Invalides. 

Aujourd'hui, le musée de l'Armée souhaite réunir la Comtesse et le Général en acquérant le portrait de Joséphine d'Aiguillon et de sa fille par Antoine-Jean Gros. Il s'agit du pendant posthume du portrait du Général lors du siège de Stettin, commandé après 1809. 

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