Vu du front - Représenter la Grande Guerre

Du  15 octobre 2014 au  25 janvier 2015

Du mercredi 15 octobre 2014
au dimanche 25 janvier 2015

Tous les jours de 10h à 17h

Exposition coproduite avec la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine - Université Paris Ouest Nanterre la Défense. Cette exposition a reçu le "Label Centenaire" pour la célébration du centenaire de la Première Guerre mondiale.

Vu du front, représenter la Grande Guerre s'intéressera à la manière dont les contemporains ont perçu et représenté le front. Comment les combattants ont-ils vu la Grande Guerre? Qu'en ont-ils montré et pourquoi?
Il s'agira d'abord de rappeler que la peinture, la photographie ou encore la presse illustrée ont abondamment évoqué le sujet avant même le début du conflit. Ainsi, les sociétés ont construit des imaginaires de la guerre où l'héroïsme et le patriotisme militaire occupent une place essentielle. Mais c'est une réalité toute autre que découvrent les contemporains en septembre 1914.Tout d'abord, l'absence d'images du conflit provoque l'invention d'images nouvelles, la récupération et le recyclage d'images antérieures.
A cette guerre imaginée, se substitue progressivement le conflit réel, celui perçu par les millions d'hommes mobilisés et qui parfois ont emporté avec eux leur carnet de dessin ou leur appareil photographique. Ce contact avec le combat constituera le second temps de l'exposition. La violence inouïe du champ de bataille et l'apparition des tranchées conditionnent le regard. Les hommes donnent à voir une autre guerre, différente de celle présentée dans les journaux, les illustrés et le cinéma. Les images du front commencent donc à circuler et les belligérants tentent d'encadrer la production quand ils ne l'interdisent pas, mettant par ailleurs en place des missions de peintres ou des services photographiques.
L'installation de la guerre dans la durée, le sentiment croissant que celle-ci ne s'achèvera pas de sitôt, et l'attente conduisent les combattants à représenter les conditions de vie dans les tranchées, la boue, la chaleur, le froid, l'ennui: autant d'objets pour les artistes, photographes ou écrivains mobilisés. Cette séquence constituera le troisième temps de l'exposition. Les nouvelles armes comme l'artillerie et l'aviation, les nouvelles techniques comme le camouflage et leurs conséquences sont perçues pour leur dimension esthétique mais aussi vues comme des témoignages du nouveau pouvoir de la guerre et de la barbarie de l'ennemi. 
L'expérience de la guerre a profondément changé les sociétés, leur façon de s'affronter et le sens qu'elles ont pu donner au conflit. Les représentations de la guerre sont aussi diverses que les expériences elles-mêmes vécues par les artistes. Les expositions, récits, recueils, publications, albums, films mêlant fiction et réalités se sont multipliés. Pour autant certains artistes gardent pour eux, mûrissent longuement ou refoulent leurs impressions de guerre, ne les livrant qu'à l'issue d'une longue phase de maturation et de décantation. C'est cette pluralité que l'exposition s'attachera à rendre sensible à ses visiteurs, en mettant en évidence l'absence d'une représentation unique du premier conflit mondial.

  • A voir au musée de l'Air et de l'Espace, l'exposition La Grande Guerre des Aviateurs (jusqu'au dimanche 22 février 2015, de 10h à 17h. Billet plein tarif, 6€ et billet tarif réduit, 3€). 

En savoir plus sur l'exposition La Grande Guerre des Aviateurs (vers le site du musée de l'Air et de l'Espace)