Duels à l'opéra

Si les livrets d’opéras sont traditionnellement riches en intrigues familiales, guerrières et amoureuses, la dramaturgie lyrique culmine au sein des scènes de duels à l’issue fatale, opposant traditionnellement deux rivaux, pour l’honneur ou l’amour d’une même femme.

Horaires :

20h
lundi 13 mai 2024

Lieu de l'évenement :

Grand Salon

De l’insinuation à la menace, de la provocation à l’affrontement, en passant par l’esquive ou les suppliques, la soprano Armelle Khourdoïan, le ténor Valentin Thill et le baryton Jérôme Boutillier rivalisent de virtuosité et de séduction, dans cet irrésistible florilège d’airs célébrissimes, extraits d’opéras qui ne le sont pas moins, avec la talentueuse connivence du pianiste Tristan Raës.

 

Programme

Florilège des plus célèbres duels et affrontements amoureux extraits de grands opéras.

Bizet, Extr. de l’opéra Les Pêcheurs de perles

- Nadir : récitatif et air "Je crois entendre encore..." 

- Zurga, Nadir : "Au fond du temple saint..."

- Nadir, Leïla : "Leïla, Dieu puissant"...

- Zurga, Leïla : "Je frémis, je chancelle..."

 

Tchaïkovski, Extr. de l’opéra Eugène Onéguine

- Onéguine : "Kogda bi zhizn..."

- Lenski : "Kuda, kuda..."

 

Verdi, Extr. de l’opéra Don Carlos

- Marquis de Posa (Rodrigue) : "C’est moi, Carlos.." / "Ah, je meurs..."

- Posa, Carlos : "Dieu, tu semas dans nos âmes..."

 

Bizet, Ext. de l’opéra Carmen

- Michaela : "Je dis que rien ne m'épouvante..."

- Escamillo : "Votre toast, je peux vous le rendre..."

- Don José : "La fleur que tu m'avais jetée..."

 

Verdi, Extr. de l’opéra La Traviata

- Alfredo, Violetta : "Oh qual pallor !"

‐ Violetta : "Ah, fors'è lui..."

 

Gounod, Extr. de l’opéra Faust

- Valentin : "Avant de quitter ces lieux..."

- Marguerite : "O Dieu ! que de bijoux !..."

- Marguerite, Faust, Méphistophélès : "Alerte !"

 

Distribution

Armelle Khourdoïan, soprano

Valentin Thill, ténor

Jérôme Boutillier, baryton

Tristan Raës, piano

 

Armelle Khourdoïan

Issue du CRR de Marseille, du CNSMDP, et de l’Atelier Lyrique de l'Opéra de Paris, Armelle Khourdoïan fait ses premiers pas à l'opéra avec le rôle de l’Amour (Orphée, Gluck), à l’Opéra-Ballet de Saint-Pétersbourg.

En 2014, elle est Révélation Artiste Lyrique de l’ADAMI et enregistre le disque « Rameau chez Madame de Pompadour » avec l'ensemble Les Folies françoises.

Elle fait ses débuts à La Scala de Milan en 2016 dans les rôles du Feu, de la Princesse et du Rossignol (L’Enfant et les Sortilèges, Ravel). Elle chante l'Amour et Clarine (Platée, Rameau) dans la célèbre production de Laurent Pelly et Marc Minkowski, à l'Opéra National de Paris en 2015. Elle crée le rôle de Margot (Le mystère de l’écureuil bleu, M.-O. Dupin) au Théâtre Impérial de Compiègne, puis à l’Opéra Comique en 2018. Sous la direction d’Emmanuelle Haïm, elle est en tournée entre 2018 et 2020, avec les rôles de l’Amour (Pygmalion, Rameau/L'Amour et Psyché, Mondonville), au Théâtre du Luxembourg, au Théâtre de Caen, à l’Opéra de Lille, à l’Opéra de Dijon... En 2022, elle incarne le rôle de Néméa (Si j'étais roi, A. Adam) à l'Opéra de Toulon.

Tout au long de son parcours, elle chante aussi aux Chorégies d’Orange pour l'émission « Musiques en fête » sur France 3, présenté par Alain Duault, à La Philharmonie de Paris, à la Tonhalle de Düsseldorf avec l’Orchestre Symphonique, à l’Auditorium de Radio France avec l’ONF, à l’Auditorium du Nouveau Siècle avec l’Orchestre National de Lille, au Théâtre du Châtelet pour « Les Nuits de la Voix », aux Invalides, au Zénith de Pau, à la Monnaie de Bruxelles, ainsi qu’à de nombreux festivals aux côtés de Laurent Korcia, Maciej Pikulski, Anne Lebozec, Michel Portal, ou encore Ruggero Raimondi.

Depuis mai 2021, elle est en tournée, à Paris, avec le rôle-titre de La Traviata de Verdi, mis en scène par Patrizia di Paolo, en collaboration avec Opera a Palazzo.

Elle sera Donna Anna (Don Giovanni, Mozart) au Festival Durance Luberon, en août 2024

 

Jérôme Boutillier

Également pianiste accompli et chef de chant, le baryton Jérôme Boutillier est diplômé du Pôle Supérieur Paris Boulogne-Billancourt où il étudie avec Blandine de Saint-Sauveur.

Révélation classique de l’ADAMI 2016, ses premières années de carrière sont marquées par son remplacement au pied levé dans le le rôle de Luddorf (La Nonne Sanglante de Gounod) à l’Opéra Comique en juin 2018. Après ses débuts au Grand Théâtre de Genève dans Morales (Carmen), il remporte le Deuxième Prix lors de la 6e édition de la Paris Opera Competition au Théâtre des Champs-Elysées.

Défenseur du répertoire français, il est notamment Bardi (Dante de Godard) à Saint-Etienne en mars 2019, puis Hagen (Sigurd de Reyer) à l’Opéra National de Lorraine en octobre de la même année. Prise de rôle importante, il chante son premier Zurga (Les Pêcheurs de perles) à l’Opéra de Toulon au mois de décembre 2019, puis incarne Gaveston (La Dame blanche) à l’Opéra Comique. Durant la pandémie, il chante Ralph (La Jolie Fille de Perth) et Zurga lors d’un Gala Bizet à l’Opéra de Montpellier sous la direction de Laurence Equilbey, avant de retrouver Zurga à l’Opéra de Marseille, aux côtés de Patrizia Ciofi et Julien Dran.

Puis il incarne son premier Albert (Werther) à Montpellier, ainsi que son premier Don Giovanni aux Nuits Lyriques de Marmande en août 2021.

En 2021-2022, il retrouve la Salle Favart avec les rôles de Parker (Les Eclairs, création de Philippe Hersant) et Capulet (Roméo et Juliette). Après quoi il obtient un immense succès avec son premier Hamlet à l’Opéra de Saint-Etienne avant d’aborder Oreste (Iphigénie en Tauride) à l’Opéra de Rouen et son premier Rodrigo di Posa (Don Carlo) à l’Opéra de Marseille. Il fait également ses débuts nord-américains avec Valentin (Faust) à l’Opéra de Québec et tient la partie de Claudio (Béatrice et Bénédict) au Festival Berlioz sous la baguette de John Nelson.

En 2022-2023, il enregistre le rôle de Philoctète (Déjanire de Saint-Saëns) avec l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, puis aborde Marcello (La Bohème) au Capitole de Toulouse. Il débute ensuite à l’Opéra Royal de Wallonie dans le rôle du Baron (La Vie parisienne), qu’il enregistre également avec le Palazzetto Bru Zane. Puis il fait ses débuts à l’Opéra National de Paris en tant que doublure de Ludovic Tézier dans le rôle d’Hamlet et avec le Duc de Vérone (Roméo et Juliette). Il aborde également Germont (La Traviata) à la Seine Musicale avec Mathieu Herzog et retrouve Luddorf à l’Opéra de Saint-Etienne.

Tout récemment, il incarne Nelusko (L’Africaine) et Germont à l’Opéra de Marseille, ainsi qu’Escamillo (Carmen) au Théâtre des Champs-Elysées, le Baron à Montpellier et Karnac (Le Roi d’Ys) à Budapest avec le Palazzetto Bru Zane. Il fait également ses débuts en Italie avec Albert au Teatro Carlo Felice de Gênes.

Parmi ses projets, citons notamment Ben Saïd (Le Tribut de Zamora de Gounod) à Saint-Etienne, ainsi que ses débuts en Allemagne avec Fieramosca (Benvenuto Cellini) au Semperoper de Dresde. La saison prochaine, il abordera notamment Athanaël (Thaïs) à Saint-Etienne, ainsi que Méphistophélès (Faust) dans la rare version opéra-comique de l’œuvre à l’Opéra Comique et à Lille. Il fera également ses débuts au Bayerische Staatsoper avec Escamillo.

 

Valentin Thill

Le ténor Valentin Thill a su se faire remarquer par des débuts exceptionnels : au Glyndebourne Festival Opera, il interpréta le Chevalier de la Force du Dialogue des Carmélites de Poulenc, mis en scène par Barry Kosky et dirigé par Robin Ticciati. Il tint aussi le rôle de Tamino dans une production de la Flûte enchantée de Mozart au Capitole de Toulouse, sous la direction de Frank Beermann. On le retrouva également en Tavannes dans la mise en scène des Huguenots de Meyerbeer par Olivier Py, à la Monnaie et sous la direction d’Evelino Pidò.

Entre autres performances remarquées du parcours de Valentin Thill, citons entre autres son interprétation de Jaquino dans Fidelio de Beethoven à l’Opéra de Nice sous la baguette de Marko Letonja, ses rôles de marin et de berger dans Tristan et Isolde de Wagner au Capitole de Toulouse, Piféar dans Si j’étais Roi d’Adolphe Adam à l’Opéra de Toulon et en tant que Bellidor dans une œuvre plus méconnue : Sœur Béatrice de Dimitri Mitropoulos, à l’Olympia Municipal Music Theatre d’Athènes.

A propos de sa participation à l’Iphigénie en Tauride de Glück dirigé par Pierre Dumoussaud, qui marquait sa première collaboration avec l’Opéra de Montpellier, Classique News écrivit : « avec l’extraordinaire Pylade de Valentin Thill, […] on ne sait qu’admirer le plus : la beauté du timbre, le raffinement de la ligne, l’expressivité et les effusions de la voix, la vérité du personnage… ».

La saison 2023-2024 offre au ténor de nouvelles opportunités pour explorer et étendre son répertoire. A l’Opéra de Lyon, il interprète Joe dans La Fille du Far-West de Puccini, dirigé par Daniele Rustioni. On le retrouve aussi en Spalanzani dans Les Contes d’Hoffmann à l’Opéra Royal de Wallonie en compagnie du chef d’orchestre Giampaolo Bisantini. Il campera son premier Pong dans le Turandot de Puccini que dirige Kazuchi Ono à la Monnaie. Enfin, c’est une année de retrouvailles avec l’Opéra de Toulon, cette fois en tant qu’Alfred, dans La Chauve-Souris de Strauss.

 

Tristan Raës

Après un premier prix à la Schola Cantorum à Paris et une médaille d'or au conservatoire de Lille, Tristan Raës entre en 1999 au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, où il obtient son prix et diplôme de formation supérieure en 2002 dans la classe de Bruno Rigutto. Il reçoit la même année le second prix et le prix « musique contemporaine » du concours de Moravie (République Tchèque), puis suit le cursus supérieur de musique de chambre dans les classes de Marie-Francoise Bucquet et Daria Hovora. Il travaille parallèlement avec Nicholas Angelich, Pascal Devoyon, et Pierre Boulez-à l'occasion de l'exécution de l'une de ses oeuvres.

Après un premier disque en 2004 consacré à l'intégrale de la musique de chambre pour 2 pianos de Francis Poulenc, il entre dans la classe d'accompagnement instrumental de Jean Koerner puis dans la classe d'accompagnement vocal d'Anne Le Bozec dont il obtient les prix à l'unanimité en 2007 et 2009.

Il reçoit quelques mois plus tard le premier prix piano du concours Nadia et Lili Boulanger à Paris. En 2013, il obtient le premier prix, le prix spécial de la fondation Bayer, et le prix du public au concours international de musique de chambre de Lyon (CIMCL),en duo avec Cyrille Dubois, ténor. Dans la foulée, ils enregistrent ensemble le disque « les clairières dans le ciel » avec le label Hortus , qui reçoit la récompense « diamant » d'opéra magazine, puis trois disques en partenariat avec le Palazzetto Bru Zane, consacrés à Felicien David, Nadia et Lili Boulanger, et aux compositrices françaises injustement oubliées. En 2019, leur dernier disque « O Lieb », sorti chez le label Aparté et consacré à Franz Liszt, obtient le Diapason d'or et le Choc Classica..

Enfin en 2022, ils enregistrent une intégrale des mélodies de Fauré, pour le label Aparté. Tristan Raës s'est produit au Wigmore Hall, à la Philharmonie, au Palazzetto Bru Zane de Venise, à l'auditorium du Louvre, au musée de l'Ermitage de Saint Petersbourg, à l'institut français en Russie (Moscou), à l'Hamarikyu asahi Hall de Tokyo... Il joue en récital, en musique de chambre, et avec orchestre dans de nombreux festivals.

 

Attention

  • la billetterie du Musée est ouverte de 10h à 17h30, il n'est donc pas possible d'acheter un ticket sur place lors des concerts programmés à 20h
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