Les aventures de Simplicius

Avec la complicité des étudiants du Conservatoire de Paris, Benoît Haller nous conte le parcours initiatique de Simplicius Simplicissimus, jeune paysan naïf enrôlé malgré lui dans la guerre de Trente ans, à travers une série d’aventures tragi-comiques.

Horaires :

12h15
lundi 23 mars 2026

Lieu de l'évenement :

Grand Salon

Conditions d'accès :

Tarif C : 10€ / 8€

Important : la billetterie en ligne du musée est actuellement indisponible. Vous pouvez acheter votre billet sur place, de 10h à 17h30. Le musée est ouvert tous les jours de 10h à 18h.

Avec la complicité des étudiants du Conservatoire de Paris, Benoît Haller nous conte le parcours initiatique de Simplicius Simplicissimus, jeune paysan naïf enrôlé malgré lui dans la guerre de Trente ans, à travers une série d’aventures tragi-comiques. Au terme d’une longue et douloureuse errance et bien qu’ayant découvert sa noble filiation, Simplex – fidèle à l’enseignement d’un ermite ayant recueilli l’enfant orphelin – choisit de se consacrer à Dieu et de se retirer définitivement du monde, sur une île de l’Atlantique, pour « se libérer de la folie et vivre en paix ».

 

Programme

Les aventures de Simplicius, Simplicissimus d’après le roman de Hans Jakob Christoffel von Grimmelshausen (1669)

Simplicissimus, dont la première édition date de 1669, occupe dans la littérature et l’image de l’identité allemandes la même place que Don Quichotte en Espagne, le théâtre de Shakespeare en Angleterre, la Divine Comédie en Italie : celle du premier texte majeur où une « nation » naissante se reconnait.

Le livre conte les aventures d'un jeune Allemand qui, ayant échappé au massacre de sa famille par la soldatesque, grandit dans la forêt sous la surveillance d'un ermite avant d'être lâché dans le monde, où il connaîtra des fortunes diverses : torturé un jour, obligé de se déguiser en bouffon, en femme, en palefrenier, encensé le lendemain comme valeureux chef de guerre, tour à tour charlatan, bandit de grands chemins, fermier, bon époux, séducteur, chanteur de charme, il visite Paris, Moscou, la Corée, Macao, la Turquie, avant de se faire ermite dans une île de l'Atlantique...

Témoignage bouleversant sur la guerre de Trente Ans qui décime la moitié de la population, ruine pour longtemps l'économie et engendre une littérature du désespoir et de refus du monde, et sur un pays dont le destin est depuis deux mille ans le déchirement et la division, Simplicissimus, roman de l'utopie et du mysticisme, baroque et picaresque, est l'une des grandes œuvres de la littérature universelle : hybride, obscure et pourtant savamment calculée, foisonnante de richesses excessives, de « tableaux de guerre » réalistes à la Jacques Callot comme d'illuminations intérieures — une œuvre aux antipodes du classicisme versaillais contemporain que la France se devait de connaitre enfin intégralement.

Hans Jakob Christoffel von Grimmelshausen est né vers 1620 à Gelnhausen, qu'il dut quitter en 1634 après le pillage de la ville. Il fut secrétaire aux armées, soldat, intendant, maire, aubergiste. Né protestant, il dut se convertir pour se marier, mena une vie condamnée au changement perpétuel. La seule activité qu'il poursuivit avec acharnement fut la littérature, laissant une œuvre immense regroupée sous le titre de Simplicianische Schriften. On ne sait rien de précis de sa mort, qui dut se produire en 1676.

 

Programme musical entrecoupé de lectures : 

Johann Hermann Schein (1586-1630)
So da, mein liebes Brüderlein / Chanson extraite de « Studentenschmaus » (1626)

Heinrich Schütz (1585-1672)
Paratum cor meum / Motet extrait de « Symphoniæ Sacræ I » (1629)

Philipp Friedrich Böddecker (1607-1683)
Sonata sopra la Monica / Sonate pour instrument de basse et basse continue

Johann Hermann Schein / Frischauf, ihr Klosterbrüder mein

Chanson extraite de « Diletti pastorali » (1624)

Giovanni Girolamo Kapsberger (1580-1651)
Kapsberger / Toccata pour théorbe extraite de « Intavolatura di Chitarrone, livre IV » (1640)

Heinrich Schütz
Venite ad me omnes / Motet extrait de « Symphoniæ Sacræ I »

Marco Uccellini (1603-1680)
Aria sopra la Bergamasca / Pour deux violons et basse obstinée, Opus 3 Aria 5

Mathias Weckmann (1616-1674)
Gegrüsset seist du, Holdselige / Dialogue de l’Annonciation 

Philipp Friedrich Böddecker
Christ lag in Todesbanden / Motet extrait de « Sacra partitura » (1651)

Johann Hermann Schein
Mein Schifflein lief im wilden Meer / Madrigal extrait de « Diletti pastorali »

Heinrich Schütz
Gib unsern Fürsten / Motet extrait de « Symphoniæ Sacræ II » (1647)

 

Distribution

Benoît Haller, récitant, chant et direction musicale

Étudiants du département de musique ancienne du Conservatoire de Paris : 

Madeleine Bazola-Minori, mezzo-soprano 

Artémis Mauche, violon

Ariane Kerouanton, violon 

Jaume Ferrer Moreno, viole de gambe

Emma Spinelli, théorbe

 

Benoît Haller 

Après un premier cursus d’études musicales en Alsace, Benoît Haller étudie la direction d’ensembles musicaux auprès de Hans Michael Beuerle à la Musikhochschule de Freiburg im Breisgau, où il obtient en 1996 son diplôme supérieur avec les félicitations du jury. De nombreuses classes de maître auprès de personnalités telles qu’Éric Ericson, Pierre Cao ou Frieder Bernius viennent compléter sa formation. Parallèlement, de 1994 à 1997, il travaille le chant avec Hélène Roth à Strasbourg, puis à partir de 1997, auprès de Beata Heuer-Christen (chant), Gerd Heinz (opéra) et Hans Peter Müller (mélodie) à la Musikhochschule de Freiburg. Pendant ces années d’études, de nombreuses tournées avec des ensembles tels que le Collegium Vocale Gent de Philippe Herreweghe ou le Kammerchor Stuttgart de Frieder Bernius ont mené Benoît Haller à travers toute l’Europe, à Hong-Kong, en Australie, en Corée, en Ukraine et aux États-Unis. Parmi ses enregistrements discographiques en tant que chanteur, on compte Les sept paroles du Christ de Schütz avec Akadêmia (Françoise Lasserre), l’Oratorio de Noël de Rosenmüller avec Cantus Cölln (Konrad Junghänel), des Cantates de Telemann avec le Balthasar Neumann Ensemble (Thomas Hengelbrock), les Vêpres de Mozart sous la direction de Peter Neumann, ou encore la Messe des Morts de Gossec (Jean-Claude Malgoire).

En 2001 il fonde la Chapelle Rhénane, un ensemble de chanteurs et instrumentistes solistes basé à Strasbourg. L’équipe se consacre à la relecture des grandes œuvres du répertoire baroque vocal européen. Son ambition est, par le biais du concert et du disque, de révéler dans ces œuvres l’émotion, l’humanité et la modernité susceptibles de séduire un large public contemporain. Le défi constamment renouvelé par la Chapelle Rhénane depuis sa fondation consiste à démontrer que la musique classique  n’appartient pas au passé, qu’elle n’est pas une somme de monuments sonores à contempler avec distance et respect, et qu’elle n’est pas l’affaire d’une élite savante et privilégiée. La musique des siècles passés peut devenir un formidable vecteur d’accomplissement personnel pour le musicien comme pour l’auditeur, ainsi qu’un facteur efficace de lien social. Ainsi, résidences dans les établissements scolaires, séances dédiées aux jeunes, répétitions publiques et tournées en territoire rural sont autant de projets de médiation menés par l’ensemble.

L’essor de la Chapelle Rhénane est intimement lié à deux compositeurs baroques allemands, Heinrich Schütz et Johann Sebastian Bach, mais la Chapelle Rhénane se consacre aussi à renouveler l’interprétation des œuvres de Händel, Monteverdi, Charpentier ou encore Purcell.

Depuis 2007, la Chapelle Rhénane s’est produite sur toutes les grandes scènes et festivals de France : Cité de la Musique de Paris, Arsenal de Metz, Théâtre des Gémeaux de Sceaux, Festivals de La Chaise-Dieu, Sablé, Saintes, Sinfonia en Périgord, Abbaye de Saint-Michel-en-Thiérache. Elle a également diffusé son activité de concert en Allemagne (Tage Alter Musik Regensburg, Thüringer Bachwochen), en Suisse (Festival Bach de Lausanne, Atelier musical de Gruyères), en Autriche (Resonanzen Wien) et en Pologne (Katowice). En 2009, elle s’est rendue au Pérou, en Colombie et au Chili. En 2018, elle a été invitée par le prestigieux BachFest de Leipzig à interpréter la Passion selon Matthieu de Bach à la Thomaskirche, lieu-même de sa création. En 2019, la Chapelle Rhénane a poursuivi son essor international à Budapest et pour la première fois en Amérique du Nord, dans la prestigieuse salle Bourgie de Montréal à l’automne. En 2022, la Chapelle Rhénane était l’invitée du Güldener Herbst - Festival alter musik Thüringen pour son concert d’ouverture, dédié à Schütz et à ses prédécesseurs et inspirateurs musicaux. En 2026, l’ensemble est l’hôte de Mars en Baroque à Marseille et du festival Baroque de Tarentaise dans un programme de cantates et messe luthérienne de Bach ; une tournée de concert est programmée à l’île de la Réunion en octobre.

En 2021, Benoît Haller prend la direction de l’association Arts et Lumières en Alsace, qui produit le festival Voix et Route Romane, dernier festival français à se consacrer exclusivement à la musique médiévale.

 

Cycle Tout un monde lointain...

Important

Accès unique pour les concerts de 20h par le 129 rue de Grenelle (Face au pont Alexandre III).

Il est nécessaire d'acheter ses billets à la billetterie sur place de 10h à 17h30 ou en ligne

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