Expositions

Les objets phares de "Combattants de Bir-Hakeim"

A l'occasion du parcours "Combattant de Bir-Hakeim", revenons sur certains objets emblématiques du combat, présentés dans l'Historial Charles de Gaulle jusqu'au 19 septembre 2022

À l’occasion de l’anniversaire de la bataille de Bir Hakeim et en partenariat avec la Fondation de la France Libre, le musée de l’Armée fait redécouvrir la place majeure de ce fait d’armes de la 1ère brigade française libre du général Koenig sur les armées italienne et allemande de l’Afrika Korps, à travers un parcours éditorialisé à découvrir dans l'historial Charles-de-Gaulle jusqu'au 19 septembre 2022.

L'occasion de revenir sur les objets emblématiques du combat, issus des collections du musée de l'Armée et du musée de l'Ordre de la Libération, permettant de plonger au cœur de cet événement-charnière de la Seconde Guerre mondiale.

La vareuse de Gérard Théodore

Cette vareuse a appartenu à un courageux Compagnon de la Libération : Gérard Théodore.

Alors qu’il était lycéen parisien, Gérard Théodore (1920-2012) entend l’Appel du général de Gaulle. Il décide alors de rejoindre la Normandie à bicyclette pour s’embarquer sur un navire à destination de l’Angleterre.

Engagé dans l’artillerie de la France Libre, il participe à ses premiers combats en Afrique et en Syrie avant de suivre les cours de l’école d’officier de Damas. Officier de tir à Bir Hakeim, il a la jambe gauche arrachée par un obus. Compagnon de la Libération, il est décoré par le général de Gaulle à l’hôpital de Beyrouth.

 

Le képi de Félix Broche et ses photographies

Ce képi a appartenu au capitaine Félix Broche, mort deux jours avant la fin de la bataille, le 9 juin 1942.

Les photographies qui accompagnent le képi ont été prises lorsque le Bataillon du Pacifique (BP1) quitte Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, en mai 1941. Le capitaine Broche avait créé ce corps expéditionnaire de volontaires originaires de Polynésie, Nouvelle-Calédonie et Nouvelles Hébrides, suit au ralliement des territoires français d’Océanie à la France Libre, le 2 septembre 1940.

Le 9 juin 1942, Félix Broche et son adjoint, le capitaine Duché de Bricourt, sont tués dans le bombardement de leur poste de commandement. Les pertes du bataillon à Bir Hakeim sont telles, qu’après la bataille, le BP1 est fusionné avec le BIM (Bataillon d’Infanterie de Marine) pour former le BIMP (Bataillon d’Infanterie de Marine et du Pacifique).

 

La Médaille coloniale de Roger Malfettes

“Médaille coloniale de Roger Malfettes (1918-2009), 1er BIM” © Paris, Musée de l'Ordre de la Libération

Une médaille pour un courageux marsouin !

Engagé en 1937, Roger Malfettes fait partie des 350 “marsouins” (soldats de l’infanterie de Marine) basés à Chypre qui refusent la défaite et forment le 1er BIM (Bataillon d'infanterie de marine). Au grade d’aspirant à Bir Hakeim, il commande une section affectée au secteur de la 13e DBLE (Demi-brigade de la Légion étrangère) et contribue à repousser l’attaque de la division blindée italienne “Ariete” le 27 mai 1942.

Il est fait compagnon de la Libération en août 1942.