Expositions

Toute une histoire ! Le registre d'inventaire

Sur ce registre inventoriant les pièces dans les collections du musée de l'Armée, on peut y lire "Pris par l'Allemagne 1940".

Plus qu'un document de travail, ce registre d'inventaire constitue un véritable témoignage de la sombre époque de l'Occupation.

Le 2 septembre 1939, il est décidé que, "dans l'éventualité de bombardements aériens, les drapeaux, les reliques de l'Empereur, les armes des souverains et les pièces les plus précieuses des collections seront abrités dans la crypte des victimes de l'attentat de Fieschi, qui offre toute sécurité en cas de bombardement et d'incendie". Cette menace ne s'est toute fois pas concrétisée, contrairement à la volonté d'Hitler de rapatrier en Allemagne les pièces d'origine germanique des collections du musée de l'Armée.

Dès le 24 juin 1940, il confie cette mission au contre-amiral Hermann Lorey, directeur du Deutsches Heeresmuseum de Berlin. De fin juin à fin novembre 1940, les Français n'ont plus accès au musée. Lorey, aidé par différents conservateurs experts de musées allemands, sélectionne près de deux mille objets (armures, armes, emblèmes, pièces d'uniformes, modèles réduits...) auxquels s'ajoutent environ quatre cents pièces provenant de diverses villes françaises. Ces collections sont envoyées à Berlin, d'où elles sont réparties entre la capitale du Reich, Munich, Dresde et Vienne. La liste de ces saisies est remise aux Français le 25 novembre 1940, date à laquelle ils sont autorisés à revenir au musée. Sur place, les conservateurs constatent le pillage méthodique et mettent à jour les registres d'inventaire en tamponnant d'un "Pris par l'Allemagne 1940" la référence des objets emportés. 

Vous pouvez le retrouver ce registre dans l'exposition "Toute une histoire ! Les collections du musée de l'Armée", jusqu'au 18 septembre.

 


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