
Donnez de l'éclat aux victoires du Roi-Soleil !
La Société des Amis du musée de l’Armée, la SAMA, lance une collecte de dons pour permettre la restauration des peintures murales de la salle de l’Europe et redonner leur éclat à ces représentations monumentales des victoires de Louis XIV.
La salle de l’Europe est l’un des quatre anciens réfectoires de l’Hôtel national des Invalides. Ce lieu patrimonial exceptionnel illustre les hauts faits d’armes du Roi-Soleil et constitue un témoignage unique sur l’histoire de France au XVIIème siècle. Elle fait aujourd’hui l’objet d’un ambitieux projet de restauration.
Contribuez au projet (Helloasso)
Par votre don, vous contribuez directement à valoriser cet ensemble pictural exceptionnel et les collections qu’il abrite, ainsi qu’à sauvegarder et transmettre ce patrimoine menacé aux générations futures.
Avec un objectif de collecte fixé à 20 000 € cette collecte de dons, ouverte à toutes et à tous, vise à révéler les compositions d’origine du mur ouest, à mieux comprendre les repeints successifs tout en affinant la connaissance des techniques employées.
La salle de l’Europe, lieu emblématique des Invalides
Les réfectoires comptent parmi les lieux les plus emblématiques de la vie communautaire de l’Institution, qui accueille dès 1674 les soldats vétérans et blessés des armées de Louis XIV. Réalisées par Michel II Corneille, élève de Charles Le Brun, les peintures murales de la Salle de l’Europe représentent les victoires de la deuxième partie de la guerre de Hollande, de 1673 à 1675, qui sont parmi les plus spectaculaires du site.
Ces œuvres ont alors une vocation ornementale, mais également commémorative dans la mesure où elles illustrent des batailles auxquelles les pensionnaires ont souvent eux-mêmes pris part. Elles célèbrent alors le lien entre le souverain fondateur, Louis XIV, alors au sommet de sa gloire, et les soldats de ses armées victorieuses des guerres de Dévolution et de Hollande.
Ce décor, conçu pour un usage quotidien intensif, a été fragilisé au fil des siècles. La vocation de ces réfectoires est à l’origine même de la détérioration de ces peintures monumentales. La condensation due à la présence simultanée de centaines de soldats, trois fois par jour, jointe aux vapeurs épaisses de la cuisine a pu avoir des conséquences désastreuses sur les décors. Cette humidité est la première cause de leur détérioration. Au total, sept interventions de restauration de différentes natures sont identifiées, entre le début du XVIIIe siècle et 1976.
Un défi patrimonial pour le musée de l’Armée
L’histoire de cette collection d’armes et d’armures, qui renvoie aux origines du musée de l’Armée, et l’ancrage de cette salle dans le contexte historique de la fondation de l’Hôtel royal des Invalides justifient pleinement ce projet de rénovation. Le projet est destiné à mettre en valeur le patrimoine exceptionnel que constituent ces collections issues des grands ateliers européens de production armurière au XVIe siècle, ainsi que les décors de la salle de l’Europe en elle-même. Les travaux s’inscrivent dans un plan de modernisation global qui permettra une meilleure accessibilité et une meilleure compréhension des Invalides, de sa grande valeur historique, et de la richesse des collections du musée de l’Armée, auprès des visiteurs nationaux comme internationaux.
Les coulisses d’une restauration complexe
Les réfectoires constituent un ensemble homogène. Chacun d’eux occupe la hauteur de deux étages et pouvait accueillir de quatre à cinq cents hommes. Toutefois, la salle de l’Europe est plus longue d’environ quatre mètres (soit deux toises sous l’Ancien Régime). La partie basse des murs est recouverte d’un lambris, surmonté des peintures en trompe-l’œil.
Exécutées à l’huile sur pierre et enduit, les peintures murales de la salle de l’Europe sont organisées en travées faisant alterner de grandes compositions de bataille parfois de plusieurs mètres de long avec de petits paysages octogonaux portant les inscriptions qui commentent la grande scène voisine et la scène du petit paysage. Au-dessous de ces derniers un cartouche rectangulaire désigne le lieu de la scène et tout en haut des médaillons portent alternativement des fleurs de lys et le chiffre du roi (deux L entrelacés).
Les problèmes de dégradation des peintures murales, rencontrées dès le début du XVIIIe siècle, n’ont pas été résolus depuis leur création et leurs restaurations successives. L’origine de la dégradation de ces peintures vient pour l’essentiel des techniques initiales mises en œuvre. En effet, peintes directement à l’huile sur l’enduit, sans préparation ni vernis protecteur, les peintures étaient déjà décrites comme dégradées en 1706. Le projet de restauration de ces peintures prend en compte l’ensemble du décor, tant les grandes peintures de bataille que celles d’accompagnement, pilastres, médaillons, paysages.
Les peintures murales
Sur la paroi nord de la salle, Louis XIV, accompagné de Bellone, de Minerve et de la Victoire, se dirige vers la Meuse qui paraît déjà soumise et qui présente au Roi une étoile. Dans le fond, à droite, le Rhin rend hommage au roi. A gauche l’Europe, effrayée, l’observe et craint d’être conquise.
La paroi Est présente six grandes peintures de 5,30 x 4,20 m représentant des scènes de combat, avec vues en perspectives et, au premier plan, des groupes de cavaliers et d’hommes à pieds. Elles sont accompagnées de six petites peintures de 0,75 x 1,25m, représentant des paysages, entre les colonnes, séparent les scènes de batailles avec les inscriptions précisées dans un médaillon pour chaque bataille.
FOCUS sur les collections d’armes et armures
C’est après la guerre de 1870 que le musée d’Artillerie, ancêtre du musée de l’Armée, jusque-là installé dans l’ancien noviciat Saint-Thomas d’Aquin rue Saint Dominique, prend possession de l’aile Occident de l’Hôtel national des Invalides.
Les grandes armures, les galeries techniques d’armes portatives et d’artillerie quittent le cloître du couvent pour investir en premier lieu les anciens réfectoires et notamment la salle François Ier, actuelle salle de l'Europe, où se déploie tout un défilé de grands mannequins équestres, caracolant entre deux rangs d’armures installées le long des lambris. Rebaptisé salle Henri IV en 1947, cet espace est modernisé en 1974 et consacré aux armures de tournois.
La nouvelle salle de l’Europe, inaugurée en 2005, est un des premiers ensembles muséographiques livrés dans le cadre du grand chantier ATHENA du musée de l’Armée. Elle est très révélatrice de la richesse et de la dimension internationale des collections du Musée en permettant à ses visiteurs d’admirer et de comparer les productions d’armures, d’armes à feu et d’armes blanches des grands ateliers d’Italie, d’Allemagne et de France aux XVIe et XVIIe siècles.
La Société des Amis du musée de l’Armée
La SAMA s'est donné pour but de contribuer à mieux faire connaître, en France et à l'étranger, le musée de l'Armée et de participer à son rayonnement et à son développement ainsi que de concourir à la connaissance de l'histoire et des traditions de l'Armée française.
La SAMA participe à la restauration des fresques de la salle de l'Europe
Merci à tous nos généreux donateurs !
Avec votre soutien et celui de la Société des Amis du musée de l’Armée, le Musée espère redonner aux peintures murales tout leur éclat. Soutenir ce projet de rénovation et le musée de l’Armée, c’est inscrire votre don dans l’histoire du site prestigieux des Invalides dont la destinée, de Louis XIV à Napoléon et jusqu’à la Vème République, se confond avec l’histoire de France.
Le musée de l’Armée remercie la SAMA pour son soutien à travers cette campagne de levée de fonds, ainsi que les mécènes qui soutiennent déjà cette restauration emblématique du site des Invalides :
- Le CIC, Grand Mécène du musée de l’Armée
- Le Fonds Dassault Histoire et Patrimoine, via la Fondation du patrimoine
- La Maison Givenchy
- La Fondation Etrillard
- Pathé
Et de tous nos donateurs individuels :