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Jacqueline Moncorgé

Au printemps 1942, Jacqueline Moncorgé s’est engagée dans le corps des volontaires françaises créé à Londres en 1940. Elle fait notamment partie d’une des soixante femmes à participer à la bataille de Normandie le 23 juin 1944. Un exemple de force et de courage que Philippe de Poulpiquet a immortalisé dans son exposition Invalides. Mémoires de guerre.

À l’été 1940, la défaite française face à l’Allemagne nazie est lourde de conséquences pour la famille Simon. L’entrée de la Wehrmacht dans Paris et les premiers mois de l’Occupation poussent les parents de Jacqueline à l’envoyer avec son frère André en sécurité en zone libre à Aubusson, dans la Creuse.

De confession juive, la famille Simon avait en effet fui les pogroms qui s’étaient déroulés en Russie à la fin de la Première Guerre mondiale et percevait probablement avec clairvoyance les violences à venir contre les juifs de France.

La politique de collaboration du régime de Vichy pousse André et Jacqueline à s’exiler à New-York où cette dernière reprend ses études.

Au printemps 1942, l’installation à Washington d’une mission militaire de la France Libre, à laquelle participent de jeunes volontaires françaises venues de Londres, donne à Jacqueline Simon la possibilité de s’engager dans le corps des volontaires françaises, créé à Londres en 1940.

Il lui faut toutefois attendre février 1944 pour être autorisée à traverser l’Atlantique en compagnie d’autres volontaires telles qu’Anne-Marie Javal et Odette Biraben.

Les volontaires françaises sont appelées à exercer des fonctions non-combattantes. Elles portent l’uniforme britannique de leurs homologues de l’Auxiliary Territorial Service (ATS) et partagent leur centre de formation de Guilford dans le Surrey. Jacqueline Simon gardera précieusement, jusque dans sa chambre des Invalides, une photographie de groupe de l’école des ATS où elle pose en compagnie d’Odette Biraben et d’Anne-Marie Javal qui lui offrira le tirage.

Parfaitement bilingue, elle est formée pour devenir officier de liaison au sein de la Mission militaire de liaison administrative et fait partie des soixante femmes qui débarquent le 23 juin 1944 à Mont-Fleury près d’Arromanches.

Jeune lieutenant dépendant du Comité français de libération nationale, Jacqueline Simon est chargée d’établir le lien entre les Alliés, les populations et les autorités locales afin de défendre la souveraineté française et d’assurer la coopération entre les éléments français et les Alliés.

En mai 2004, au mémorial de Caen, elle évoquait ainsi ses retrouvailles avec le sol français :

« J’ai conservé le souvenir d’un champ de bataille abominable. Des vaches mortes, pattes en l’air, jonchaient les champs. Un silence étouffant, une odeur de mort… Les maisons étaient en ruines. Tout avait été détruit. Le flux de réfugiés ne cessait pas. Il fallait constamment créer des centres d’accueil. Il fallait rapprocher les familles, les aider à se retrouver, les soutenir moralement. »

Jacqueline Simon entre dans Paris en août 1944 avec la 2e division blindée du général Leclerc et poursuit la guerre en Belgique, aux Pays-Bas puis en Allemagne où elle assiste à la libération du camp de concentration de Buchenwald.

Elle retrouve Paris à la fin de la guerre et revoit enfin ses parents après cinq ans de séparation.

Texte rédigé par Anthony Petiteau

 

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