Apothéose de Saint-Louis

Charles de La Fosse obtient la commande de la calotte supérieure et des pendentifs du Dôme de l’église Saint-Louis des Invalides en 1702. Modifiant le programme iconographique du premier projet de 1677, la représentation des victoires militaires de la France ainsi que des saints guerriers, des héros et femmes fortes de l’Ancien Testament disparait au profit d’anges musiciens ou porteurs des instruments de la Passion. Cette peinture constitue le modello, c’est-à-dire l’esquisse de présentation destinée au commanditaire, du décor de la coupole, qui fut soumis au Roi et à ses Ministres.

À propos de l’œuvre

 

 

Apothéose de Saint-Louis
© musée de l'Armée (Dist. RMN-Grand Palais) photo Emilie Cambier

 

Il existe quelques discrètes variantes entre ce modello et la gravure de Charles Nicolas Cochin qui reproduit exactement le décor de la calotte du dôme comme le nombre de figures d'anges, leurs attitudes, les détails des drapés. Si la palette harmonieuse mêlant couleurs tendres et lumière dorée rappelle l'art du Corrège, La Fosse adopte une composition annulaire et tourbillonnante, aérée en son centre, afin de renforcer l'illusion de percée fictive.

 

 

L’œuvre à la loupe

 

Saint Louis, avec lequel Louis XIV établit une filiation, est représenté agenouillé devant le Christ qui bénit son épée, sanctifiant ainsi la dimension guerrière de la fonction royale. Derrière lui, deux anges portent l'écu de France. 

 

 

Le martyr du Christ est suggéré par la présence des instruments de la Passion, de la colonne où il fut flagellé et de la croix.

 

 

 

Enfin, plusieurs anges musiciens chantent, assis dans les nuées. L'un joue de la harpe, regardant vers le ciel, et quatre autres jouent de divers instruments, tels le luth, l'orgue ou le violon.

Informations pratiques

 

Cartel

 


Datation : Vers 1702-1705

Largeur : 1,995 m (diamètre) 

Auteur : Charles de La Fosse (1636-1716)

N. Inventaire : 2 ; Ea 0014

Techniques : Huile sur toile

Historique : Présent depuis 1874 dans le bureau des Gouverneurs, 1897, cession de l’hôtel des Invalides